LOME, 4 août (Xinhua) -- Les professionnels de la
santé animale du Bénin, de la Guinée, du Sénégal et du Togo participent du
4 au 8 août à Lomé à un atelier sous régional sur la biosécurité pour
les fermes avicoles et les marchés de volailles vivantes en Afrique
de l'Ouest.
Cet atelier qui fait suite à la récente annonce
faite par le Nigeria de l'apparition du virus H5N1 de la grippe aviaire
dans le nord du pays, est destiné à renforcer les capacités techniques
des acteurs de la filière avicole en matière de prévention et de
lutte contre la grippe aviaire.
Il permettra aux producteurs de mieux organiser
leurs activités, aussi bien dans les poulaillers que sur les marchés, en
respectant les règles d'hygiène et en optant définitivement pour les bonnes
pratiques d'élevage et de commercialisation.
Il offrira également de nombreux outils pour mieux
gérer l'environnement sans cesse perturbé.
Au Togo il est dénombré un effectif de 10 millions
de têtes de volailles dont 95% sont des volailles traditionnelles détenues
par les petits exploitants. Les besoins du pays en viandes et abats
de volailles sont estimés à 30 000 tonnes alors que la production
nationale n'est que 12 000 tonnes. Le reste est en partie comblé par
l'importation d'environ 8 000 tonnes de découpes de volailles en
provenance des pays européens.
Au terme de cette formation, les participants
doivent être capables de distinguer les différents sous types de grippe
aviaire, décrire comment le virus se transmet, définir les trois principes
de la biosécurité à savoir isolement, contrôle de mouvement et
assainissement. Ils seront également à même d'identifier les risques
bio sécuritaires potentiels, expliquer et décrire les mesures de
biosécurité appropriées pour les fermes avicoles, pour les marchés des
volailles vivantes et pour les transports des volailles. Les participants
pourront aussi mieux sensibiliser les aviculteurs, les vendeurs de
volailles et les autorités municipales sur l'importance d'un plan de
biosécurité.