BAGDAD, 3 août (Xinhua) -- Le Parlement irakien n'a
pas pu tenir dimanche une session d'urgence prévue pour conclure un
accord sur le projet de loi clé sur les élections législatives
provinciales, déjà rejeté par le conseil présidentiel, a révélé
un député.
"La session d'urgence prévue pour avoir lieu
aujourd'hui a été reportée jusquà nouvel ordre", a déclaré à l'agence
Xinhua Salim al-Jubouri, porte-parole du Front d'Accord (Accordance
Front), un principal bloc sunnite au Parlement.
Le report de cette session d'urgence s'explique par
l'insuffisance de députés vis-à-vis du quorum requis et les
différends qui existent toujours entre les blocs politiques, selon M.
Jubouri.
Les politiciens irakiens sont en discussions
intensives ces derniers temps pour tenter de réduire leurs différends
quant au projet de loi sur les élections provinciales avant la session du
Parlement prévue dimanche. Cependant, cet ajournement signifie qu'il
n'y a aucun signe de compromis sur cette question.
Le 22 juillet, le Parlement irakien a approuvé la
loi concernant la ville disputée de Kirkouk, riche en pétrole. Deux
jours plus tard, le conseil présidentiel irakien a rejeté ledit
projet de loi après une réunion entre le président Jalal Talabani et
le vice-président Adel Abdel Mahdi.
Selon la constitution irakienne, ce projet de loi
doit être présenté au conseil présidentiel pour être approuvé à
l'unanimité. Le conseil comprend le président Jalal Talabani, un Kurde, le
vice- président Tarek al-Hachémi, un sunnite et le vice-président Abdel
Abdul Mahdi, un chiite.
Le 31 juillet, le Parlement a cessé ses activités
pour un mois de vacances d'été, mais a accepté de tenir une session
spéciale le 3 août pour tenter de résoudre l'impasse du projet de loi sur
les élections provinciales en approuvant un nouveau ou un autre
modifié.
La loi sur les élections provinciales, qui devrait
permettre que les autorités locales soient dotées de plus pouvoirs, est
fermement soutenue par Washington, les responsables américains
considérant son adoption comme une autre étape clé dans la
réconciliation nationale irakienne.
Les Irakiens sunnites ont boycotté les
élections provinciales de 2005 en signe de protestation contre le contrôle
des autorités locales par les chiites et les Kurdes, même dans les régions
à dominance sunnite.