DAKAR, 31 juillet (Xinhua) -- Le président sénégais
Abdoulaye Wade estime qu'il n'est pas nécessaire d'imposer encore des
sanctions au Zimbabwe, a affirmé jeudi Morgan Tsvangirai, président
du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), en séjour de 24 heures
à Dakar.
Lors d'une conférence de presse qu'il a donnée jeudi
en fin d'après-midi, le leader de l'opposition zimbabwéenne a précisé
que son pays connaît actuellement une grave crise alimentaire doublée
de crise politique à laquelle il souhaite une solution négociée.
Tout en refusant de révéler la teneur de son
entretien avec le chef de l'Etat sénégalais en début d'après-midi, il a
toutefois indiqué que le président Wade est parmi les dirigeants les plus
influents de l'Afrique et qu'il est venu lui présenter un
compte- rendu de la situation au Zimbabwe et des négociations avec le
gouvernement de M. Mugabé et lui demander avis et conseils sur la
solution de cette crise qui interpelle la "responsabilité
collective" des dirigeants africains.
Le Conseil de sécurité de l'ONU avait rejeté le 11
juillet dernier un projet de résolution visant à imposer des sanctions au
Zimbabwe, en raison du veto de la Russie et de la Chine. Le projet de
résolution, soutenu notamment par les Etats-Unis, la Grande- Bretagne et la
France, a obtenu 9 voix pour, 5 voix contre et une abstention.
Le Représentant du Zimbabwe à l'ONU,
B. G. Chidyausiku, a estimé que la situation dans son pays ne
posait aucune menace à la paix et à la sécurité de la région, affirmant
en conséquence qu'elle ne relevait pas de la compétence du Conseil de
sécurité.