ABIDJAN, 30 juillet (Xinhua) -- Le président
ivoirien Laurent Gbagbo et le chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro ont
procédé, mercredi à Bouaké (centre), à la commémoration du premier
anniversaire de la "Flamme de la paix" marquant la fin de la guerre
civile dans le pays.
La cérémonie s'est déroulée en présence de deux
principaux leaders de l'opposition, l'ex-chef de l'Etat Henri Konan Bédié
et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, du facilitateur du
processus de paix ivoirien, le président burkinabé Blaise
Compaoré, ainsi que de dignitaires religieux.
"Un an après (la cérémonie de la 'Flamme de la
paix'), le bilan est positif parce que le pays est aux portes des
élections", a déclaré le président Gbagbo lors de la cérémonie.
Reportée à plusieurs reprises depuis octobre 2005
faute de consensus politique, l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire,
censée être la seule sortie de crise dans le pays, a été finalement
fixée au 30 novembre prochain.
De son Côté, M. Soro, également Premier ministre du
pays, a estimé que "l'élection présidentielle du 30 novembre sera un
rendez-vous de paix (...) une clé de voûte qui effacera les rides et
les aléas du passé".
"Seulement par le dialogue et dans le dialogue, nous
trouverons les solutions appropriées face aux préoccupations des uns
et aux problèmes des autres (...) Il faut un véritable dialogue social. Je
souhaite le même dialogue vertueux au sein de la classe politique",a-t-il
lancé.
La cérémonie de mercredi intervient au lendemain
d'une visite d'Etat de trois jours du président Gbagbo au Burkina Faso,
jadis accusé par Abidjan d'avoir soutenu l'ex-rébellion ivoirienne, qui
détient le nord du pays suite à un coup d'Etat raté en septembre
2002.
La Côte d'Ivoire s'est engagée dans un processus de
sortie de crise, après la siganture en mars 2007 de l'accord de
Ouagadougou par MM. Gbagbo et Soro, ce dernier étant nommé depuis Premier
ministre du pays.
Les deux hommes avaient présidé, le 30 juillet
2007 à Bouaké ( fief de l'ex-rébellion), la cérémonie de la "Flamme de la
paix", en brûlant symboliquement des armes pour marquer la fin
officielle de la guerre civile et le début de la réconciliation nationale.