NEW YORK (Nations Unies), 30 juillet (Xinhua) -- La
Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) a démantelé le dernier
poste militaire d'observation sur la Ligne verte, rapporte mercredi
l'ONU.
La Ligne verte avait remplacé l'ancienne zone de
confiance entre le sud du pays contrôlé par le gouvernement ivoirien et le
nord qui reste en partie contrôlé par les anciens rebelles des
Forces Nouvelles.
L'accord de paix d'Ouagadougou, signé le 4 mars 2007
entre le président Laurent Gbagbo et le secrétaire général des Forces
Nouvelles, Guillaume Soro, avait décidé, entre autres, de la
suppression de la Zone de Confiance (ZOC). Cette zone large de 20 km
en moyenne et longue de 600 km de l'Est à l'Ouest, séparait
les ex-belligérants et était surveillée par les Forces Impartiales -
l'Onuci et la Force Licorne, explique un communiqué de l'Onuci.
Le processus de suppression effectif de la ZOC a
commencé le 16 avril 2007. Dès le 15 septembre 2007, la Force de l'Onuci a
installé dans l'ancienne ZOC, 17 postes d'observation sur la
Ligne Verte, une ligne imaginaire allant d'Est en Ouest et permettant à
la Force de l'ONU de continuer à assurer les missions d'observation,
de surveillance et d'appui aux unités mixtes formées par les Forces armées
des Forces nouvelles (FAFN) et les Forces armées nationales de Côte
d'Ivoire (FANCI). Ces brigades mixtes ont repris progressivement en charge
les fonctions de police et de gendarmerie dans cette zone.
L'Accord d'Ouagadougou avait prévu que les postes
d'observation soient réduits de moitié tous les deux mois, jusqu'à leur
disparition complète. Ainsi, huit postes d'observation ont été
démantelés le 30 novembre 2007. Il en restait cinq fin janvier 2008,
trois à la fin de mars 2008, un à la fin mai et le 30 juillet 2008, il ne
restait plus aucun poste d'observation.
Le commandant de la force de l'Onuci, le général
Marcel Fernand Amoussou a estimé mercredi que le démantèlement du dernier
poste était la preuve que les dispositions prévues par l'Accord de
Ouagadougou fonctionnaient.
"L'accompagnement efficace de la suppression
du dernier poste d'observation marque effectivement la continuité
de l'autorité et de l'Etat ivoirien [ainsi que] l'engagement de la
communauté internationale à soutenir le processus de paix en Côte
d'Ivoire", a-t-il dit dans un entretien à la radio Onuci-FM.