BAGDAD, 29 juillet (Xinhua) --
Une série d'attentats suicides ont frappé lundi des pèlerins chiites de
Bagdad et un rassemblement kurde de Kirkouk, ville multi-ethnique dans le
nord de l'Irak, faisant au moins 46 morts et plus de 250 blessés.

(Photo: Xinhua/Reuters)
Le drame s'est produit lundi
matin à Bagdad lorsque trois femmes kamikazes ont fait sauter leurs gilets
remplis d'explosifs en pleine foule de fidèles chiites, entraînant la mort
de 24 personnes et en blessant 62 autres, a déclaré la police.
Les fidèles chiites procédaient à une marche pour
commémorer le pèlerinage annuel du décès du 7e des douze imams chiites les
plus vénérés.
Chaque année, des centaines de milliers de pèlerins
chiites provenant des villes irakiennes et des pays musulmans, notamment
l'Iran, se rassemblent devant le mausolée de l'imam Moussa
al-Kadhim, dont la tombe se trouve dans une mosquée couverte d'un
dôme doré dans le centre de la vieille partie du district de
Kadhimiya.
Dans un autre attentat, un kamikaze a fait exploser
sa ceinture d'explosifs parmi une foule de Kurdes qui protestaient devant
le siège du gouvernement dans le centre de Kirkouk, faisant 22 morts
et 187 blessés, a confié à l'agence Xinhua le général de brigade
Burhan Wasif.
L'attentat a pris pour cible les manifestants qui se
rassemblaient pour protester contre l'adoption par le Parlement
irakien d'une loi controversée sur l'élection provinciale, a
expliqué le général Wasif.
Le Parlement irakien a approuvé mardi dernier un
projet de loi clé sur l'élection, en dépit de la protestation des
législateurs du bloc de la coalition kurde.
Après l'attentat, des dizaines de manifestants en
colère ont attaqué les bureaux d'un parti politique turkmène avec des
armes légères et des mitrailleuses, incendiant l'un des bureaux et
blessant six gardes, a ajouté M. Wasif.
M. Wasif a confirmé que la situation de sécurité
dans cette ville riche en pétrole est actuellement sous contrôle après que
les forces policières de l'Irak eurent été déployés sur les artères
principales et dans les établissements gouvernementaux de la ville.
Les Turkmènes et les Arabes, ethnies minoritaires de
la ville, s'opposent à la volonté kurde de rattacher Kirkouk à leur région
autonome dans le nord de l'Irak.
Les attentats suicides survenus lundi sont
considérés comme un sinistre rappel de la situation sécuritaire irakienne,
qui demeure toujours fragile, bien que les violences aient atteint leur
plus bas niveau depuis quatre ans.
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