TEHERAN, 27 juillet (Xinhua) -- Le porte-parole du
ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Qashqavi, a déclaré
dimanche qu'il n'avait pas été question de suspendre l'
enrichissement d'uranium lors des dernières négociations nucléaires
à Genève, a rapporté l'agence de presse officielle IRNA.
Certains médias occidentaux ont rapporté que l'Iran
avait été sommé de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium lors
des négociations de haut niveau entre les six puissances mondiales et
l'Iran sur ses programmes nucléaires controversés à Genève, le 19
juillet.
Les négociations se sont déroulées entre le
principal négociateur iranien, Saeed Jalili, et le chef de la politique
étrangère de l'Union européenne (UE), Javier Solana, en présence du
sous-secrétaire d'Etat américain, William Burns, et de hauts diplomates
chinois, russes, britanniques, français et allemands.
Commentant un article selon lequel l'Iran a installé
6 000 centrifugeuses et interrogé pour savoir si ces installations
peuvent représenter une sorte de "confrontation avec l'Occident", M.
Qashqavi a répondu que "le nombre de centrifugeuses n'est pas le
problème".
"C'est ce que le président (iranien) Mahmoud
Ahmadinejad a déclaré dans son discours. Il ne s'agit pas d'affronter ou
de ne pas affronter l'Occident," a souligné le porte-parole.
"En moins de deux semaines, l'Iran a répondu aux
lettres des ministres des Affaires étrangères des six puissances
occidentales et a participé aux négociations de Genève", a indiqué M.
Qashqavi, ajoutant que "si un pays cherchait l'affrontement, il n'agirait
pas comme ça".
D'après le site Internet de la Islamic Republic
of Iran Broadcasting, M. Ahmadinejad a déclaré samedi que l'Iran
possède aujourd'hui 6 000 centrifugeuses et que les pays
occidentaux "sont d'accord pour que les 5 000 à 6 000 centrifugeuses existantes
n' augmentent pas et qu'il n'y a pas de problème si ces
centrifugeuses fonctionnent".