SANAA, 26 juillet (Xinhua) -- Le président yéménite
Ali Abdullah Saleh s'est opposé samedi aux accusations faites par la
Cour pénale international (CPI) contre le président soudanais
Omar al-Béchir et a exprimé son soutien à la position du Soudan sur
cette question.
Lors de sa rencontre avec le procureur général
soudanais Abdel Basit Sabdarat, le président yéménite a indiqué que le
Yémen rejette toute ingérence dans les affaires intérieures du Soudan à
tout prétexte.
M. Sabdarat a transmis une lettre de M. Béchir à M.
Saleh, laquelle a exprimé les remerciements et l'appréciation du Soudan
pour le soutien yéménite au peuple soudanais et au processus de paix
du Soudan.
Lors d'une conversation téléphonique antérieure, M.
Saled a dit que les accusations de la CPI pourrait apporter davantage de
facteurs instables au pays.
Le 14 juillet, le procureur général de la CPI basé à
la Haye, Luis Moreno-Ocampo a fermellement demandé un mandat d'arrêt
contre le président soudanais Béchir pour des crimes de guerre et des
crimes contre l'humanité présumés dans la région du Darfour, ouest du
Soudan.
C'est la première fois que la CPI cherche à accuser
un chef d'Etat en exercice, un mouvement décrit par Khartoum comme
sabotage des efforts de paix dans la région de Darfour agitée.
Lors d'une réunion d'urgence de la Ligue arabe
(LA), les ministres arabes des Affaires étrangères ont déclaré que
la décision de la CPI pourrait saper la souveraineté du
Soudan, soulignant que seules les cours soudanaises ont la juridiction
sur ce genre de questions.