TEHERAN, 25 juillet
(Xinhua) -- L'ancien président iranien Akbar Hashemi Rafsandjani a rejeté
vendredi l'échéance fixée pour que Téhéran réponde à l'offre soumise par
six pays et visant à convaincre l'Iran de mettre fin à son programme
d'enrichissement d' uranium.
« Quand nous sommes en négociation, que peut bien
signifier une échéance ? » a interrogé M. Rafjansani cité par l'agence de
presse officielle IRNA lors de son sermon vendredi à l'université de
Téhéran.
Ce dernier a également mis en garde que les
puissances mondiales essaient désormais de priver la nation iranienne de
son droit absolu en ayant recours aux menaces et aux intimidations.
Les Etats-Unis et leurs alliés accusent l'Iran
d'essayer de développer des armes nucléaires sous couvert d'un programme
civil, mais l'Iran nie depuis le départ ces accusations.
« Acquérir la technologie nucléaire pacifique est
tout d'abord un droit absolu et indéniable accordé à l'Iran et à tous les
pays et basé sur les traités internationaux appuyés par l'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA), » a-t-il souligné.
Le 14 juillet, le chef de la politique étrangère de
l'Union européenne (UE), Javier Solana, a remis des propositions aux
autorités iraniennes au nom de la France, de la Grande-Bretagne, de
la Russie, de la Chine, des Etats-Unis, ainsi que de l' Allemagne (G5+1),
afin de convaincre Téhéran de mettre fin à ses activités d'uranium.
Après la rencontre entre le principal négociateur
iranien, Saeed Jalili, et M. Solana le 19 juillet à Genève, Suisse, les
diplomates occidentaux ont déclaré que l'Iran n'avait donné
aucune réponse claire aux propositions, mais que la république islamique
était sommée de répondre dans les deux semaines qui suivaient.
Cependant, le ministre russe des Affaires
étrangères, Sergei Lavrov, a affirmé jeudi à Singapour que la Russie
refuse d'imposer à l'Iran un calendrier pour répondre aux propositions,
selon l' agence presse russe.