JOHANNESBURG, 25 juillet (Xinhua) -- Le président
sud-africain Thabo Mbeki continuera de recevoir le soutien de l'Union
européenne (UE) à ses efforts de médiation dans la crise au
Zimbabwe, a rapporté vendredi la South African Press Association
( SAPA).
Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays
vient d'endosser la présidence tournante de l'UE, a exprimé ce soutien
depuis la ville de Bordeaux à l'issue du tout premier sommet
UE- Afrique du Sud, a indiqué la SAPA.
Mbeki a été désigné en mars dernier par la
Communauté de développement d'Afrique australe pour être le médiateur
entre les parties rivales au Zimbabwe. Des négociations formelles ont
débuté entre elles dans un endroit tenu secret de la capitale
administrative de l'Afrique du Sud, Pretoria, afin de sortir le
Zimbabwe de son impasse politique.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe, chef de la
ZANU-PF, le parti au pouvoir, a été déclaré vainqueur le 29 juin du second
tour de l'élection présidentielle du 27 juin et il a
immédiatement prêté serment pour un nouveau mandat de cinq ans.
Mais Morgan Tsvangirai, chef de la principale
faction du parti d'opposition Mouvement pour un changement démocratique
(MDC), refuse de reconnaître la victoire de Mugabe. Tsvangirai avait
boycotté ce second tour après avoir remporté le premier, lors duquel
il n'avait néanmoins pas eu les voix suffisantes pour être déclaré
vainqueur.
Mugabe n'a encore ni nouveau gouvernement ni nouveau
parlement.
Les partis rivaux ont signé lundi à Harare un
protocole d'accord dans lequel ils s'engagent à dialoguer.
Il est communément accepté dans l'UE que Mbeki a
besoin de davantage de temps pour traiter ce problème dans une médiation
qui semble donner des résultats, souligne la SAPA.
Mais Sarkozy a estimé que les négotiations
ne devaient pas s'éterniser.