BEYROUTH, 25 juin (Xinhua) -- De violents
affrontements impliquant des armes à feu ont repris vendredi entre
factions rivales à Tripoli, ville du nord du Liban, faisant de nombreuses
victimes, a rapporté le site Internet local d'information Naharnet.
Au moins quatre personnes ont été tuées et 35 autres
ont été blessées dans ces combats entre hommes armés des communautés
sunnite et alaouite de Tripoli, selon des sources médicales locales.
Les échanges de tirs ont contraint les habitants à
partir. L'armée libanaise a fermé l'autoroute Tripoli-Akkar pour empêcher
que des passants ne reçoivent des balles perdues, a ajouté le site.
Les affrontements sporadiques qui se produisent
depuis juin à Tripoli ont déjà fait 17 morts et plus de 100 blessés.
Ces combats jettent une ombre à un accord signé pour
mettre fin au conflit politique qui oppose la coalition au pouvoir,
majoritairement sunnite et l'alliance d'opposition conduite par
le Hezbollah, chiite, et proche des groupes alaouites du nord.
Le déploiement de l'armée libanaise dans la région
et la menace d'une réponse militaire forte à tout affrontement n'ont pas
réussi à ramener le calme.
Des violents combats avaient eu lieu en mai à
Beyrouth entre partisans et opposants du gouvernement. L'accord conclu à
Doha le 21 mai entre les dirigeants libanais interdisait l'usage d'armes
pour résoudre les différends politiques.
Après des semaines d'impasse, un gouvernement
de coalition a finalement été formé le 11 juillet mais un désaccord avec
la politique du gouvernement, notamment concernant les armes
du Hezbollah, met cet équilibre précaire en péril.