AUCKLAND (Nouvelle-Zélande), 25 juillet (Xinhua) --
La police néo-zélandaise a mis en garde vendredi le Bureau des étudiants
de l'université d'Auckland contre la "prime" qu'il promet en cas
d'arrestation de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
Rice doit arriver à Auckland vendredi soir. Des
activistes opposés à sa visite demandent la mise en examen de Rice pour
crimes de guerre et le retrait des troupes américaines d'Irak, a
rapporté Radio New Zealand.
Le bureau des étudiants a également promis une prime
de 5.000 dollars néo-zélandais (environ 3.700 dollars américains) à tout
étudiant réussissant à la faire arrêter.
D'après le président du bureau David Do, bien que la
réussite d'une telle arrestation soit peu probable, l'opération n'est pas
une farce mais la déclaration d'une forte animosité contre les
Etats-Unis pour ce qu'ils ont infligé au peuple irakien.
Le commissaire de police du district Brett England a
quant à lui jugé le défi irresponsable et souligné que toute personne
tentant de forcer le périmètre de la sécurité mis en place par la
police devrait en assumer les lourdes conséquences. Il a demandé
l'annulation immédiate de cette opération.
Condoleezza Rice s'entretiendra avec le Premier
misistre Helen Clark et le ministre des Affaires étrangères Winson Peters
samedi. A cette occasion, la Nouvelle-Zélande essaiera de faire valoir sa
position sur les négociations sur le libre-échange.
Les questions des îles Fiji, de l'Afghanistan,
du nucléaire dans la péninsule coréenne et de la lutte contre le
terrorisme seront aussi abordées entre autres questions régionales.