PHNOM PENH, 24 juillet (Xinhua) -- Le Premier
ministre thaïlandais Samak Sundaravej et son homologue cambodgien Hun Sen
ont convenu jeudi par oral lors d'un entretien téléphonique de ne
pas porter leur conflit territorial devant le Conseil de sécurité de
l'ONU et de le résoudre de façon bilatérale, a indiqué à Xinhua le
porte-parole du gouvernement cambodgien et ministre de l'Information Khieu
Kanharith.
Les négociations débuteront donc lundi dans la ville
cambodgienne de Siem Reap entre ministres des Affaires étrangères
des deux parties pour trouver une solution au différend
frontalier qui crée des tensions militaires depuis 9 jours près du temple
de Preah Vihear, a-t-il ajouté.
Jeudi, Hun Sen a aussi publié un communiqué disant
que son gouvernement cesserait momentanément de solliciter l'aide du
Conseil de sécurité pour pivilégier des moyens biltéraux.
Le 21 juillet, les ministres de la Défense ont
négocié en Thaïlande sans parvenir à un accord sur la fin de la
confrontation militaire et le gouvernement cambodgien avait alors écrit à
l'ASEAN, à l'UNESCO et au Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir
une intervention à un plus haut niveau.
Le 15 juillet, trois manifestants thaïlandais ont
franchi la frontière pour revendiquer le temple de Preah Vihear avant
d'être immédiatement appréhendés.
Les soldats thaïlandais sont ensuite allés les
chercher ce qui a marqué le début de tensions militaires avec l'armée
cambodgienne. Les troupes ont depuis été quotidiennement renforcées et on
compte aujourd'hui près d'un millier de soldats de chaque côté.
En 1962, une décision de la Cour internationale de
justice avait donné ce temple de style Khmer, vieux de 11 siècle, au
Cambodge, ce que la Thaïlande n'a jamais vraiment accepté.
Les deux pays ont par ailleurs différentes
versions de cartes historiques, ce qui ajoute un différend frontalier au
problème.