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La Serbie s'engage à arrêter les deux autres criminels présumés après Karadzic
  2008-07-23 09:03:01  

     BELGRADE, 22 juillet (Xinhua) -- La Serbie s'est engagée mardi, après l'arrestation de l'ancien dirigeant serbe de Bosnie Radovan  Karadzic, à arrêter les autres criminels de guerre présumés s'ils  ne se livraient pas d'eux-mêmes au tribunal de l'ONU pour les  crimes de guerre à La Haye. 

     Le ministre serbe de la Défense Dragan Sutanovac a souligné que l'arrestation de Karadzic montrait la détermination du  gouvernement serbe à honorer ses obligations légales nationales et internationales envers le Tribunal pénal international (TPI) pour  l'ex-Yougoslavie. 

     "Personne ne peut plus douter que le gouvernement résoudra sans compromis les problèmes hérités du passé", a dit Sutanovac dans un communiqué. 

     "J'appelle les autres fugitifs à se rendre volontairement car  cela est dans l'intérêt de l'Etat et dans le leur propre", a  ajouté le ministre, membre du Parti démocratique dominant dans le  nouveau gouvernement pro-européen.  

     L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic et  l'ancien leader des Serbes de Croatie Goran Hadzic sont toujours  en fuite. 

     Dusan Ignjatovic, directeur du bureau du gouvernement serbe  pour la coopération avec le TPI pour l'ex-Yougoslavie, a indiqué  mardi qu'il était presque certain que les deux fugitifs pourraient comparaître devant ce tribunal.  

     Jusqu'à présent, 42 accusés ont été transférés de Serbie devant ce tribunal, et les deux hommes n'ont aucune raison de ne pas se  rendre, a-t-il ajouté. 

     Ignjatovic n'a pas donné de détails sur le lieu de  l'arrestation ni sur l'arrestation de Karadzic elle-même pour "ne  pas compromettre d'autres actions en cours".  

     L'arrestation de Karadzic est un signal fort lancé par le  nouveau gouvernement pro-occidental de Serbie, qui s'est engagé il y a deux semaines à donner suite aux requêtes de l'UE pour  accélérer son adhésion à ce bloc.  

     Karadzic, âgé de 63 ans, était en cavale depuis juillet 1995,  date à laquelle le TPI a engagé des poursuites contre lui et son  responsable militaire Mladic. Tous deux sont accusés de génocide  et de crimes de guerre contre les musulmans, les Croates et  d'autres civils non serbes lors de la guerre de 1992-1995 en  Bosnie.