WASHINGTON, 22 juillet (Xinhua) -- Les Etats-Unis
suivent de près l'évolution de la situation politique au Zimbabwe alors
que l'Union européenne (UE), de son côté, durcit ses sanctions contre
ce pays d'Afrique australe, a annoncé mardi la Maison Blanche.
"Nous la suivons toujours de près, car nous
surveillons la situation sur le terrain", a indiqué Gordon Johndroe, un
porte- parole de la Maison Blanche.
Les Etats-Unis pressent les Nations Unies d'imposer
des sanctions contre le Zimbabwe tout en menaçant d'agir
unilatéralement contre le gouvernement du président Robert Mugabe
après sa réélection en juin à l'issue d'un scrutin dénoncé comme
injuste.
"Nous ne pensons pas que le régime de Mugabe soit un
gouvernement légitime", a déclaré la porte-parole de la Maison
Blanche Dana Perino.
L'Union européenne (UE) a jugé non valide le second
tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe, dont Robert Mugabe était
l'unique candidat. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont
convenu mardi d'imposer des sanctions au Zimbabwe, ajoutant 37 nouveaux
noms sur la liste des Zimbabwéens soumis à une interdiction de visa.
Actuellement, les sanctions de l'UE contre le
Zimbabwe comprennent un embargo sur les armes, des interdictions de visa
et un gel des avoirs de plus de 100 responsables.
M. Johndroe a fait ces déclarations sur le Zimbabwe
au lendemain de la signature d'un protocole d'accord entre Robert
Mugabe et le dirigeant de l'opposition zimbabwéenne Morgan
Tsvangirai pour avancer vers des négociations formelles et mettre
fin à la crise politique.
Rovert Mugabe a été déclaré vainqueur du second tour
de l'élection présidentielle du 27 juin par la Commission électorale
du Zimbabwe, un résultat rejeté par Morgan Tsvangirai, qui, bien que
crédité d'un grand nombre de voix lors d'un premier tour, n'y avait obtenu
la majorité absolue.
Morgan Tsvangirai a boycotté le second tour,
évoquant diverses raisons, notamment les violences politiques.
Le 11 juillet, la Chine et la Russie ont opposé
leur veto à un projet de résolution rédigé et présenté par les Etats-Unis
au Conseil de sécurité des Nations Unies et qui visait à imposer
des sanctions contre le Zimbabwe.