ALGER, 22 juillet (Xinhua) -- L'entreprise Sonatrach
(Société nationale des hydrocarbures de l'Algérie) a décidé de ne pas
retenir le consortium anglo-indonésien "Petrofac/IKPT" pour la
réalisation d'un nouveau train de gaz naturel liquide (GNL) prévu
dans la zone industrielle d'Arzew, a annoncé mardi le directeur de la
division pour le développement de Sonatrach, Mekki Henni.
M. Henni a expliqué au cours d'une conférence de
presse que la décision est motivée par le fait que les documents remis par
le consortium "Petrofac/IKPT", surtout ceux du détenteur du procédé
" APCIi" et du fournisseur des turbomachines de cycle "General
Electric/Nuovo Pignone" "sont insuffisants et ne répondent pas
aux exigences de Sonatrach".
Ces exigences portent sur la capacité de
"Petrofac/IKPT" à garantir une production de 4,3 millions de tonnes de GNL
par an, mesurée dans les navires, a-t-il précisé.
Les réponses de "Petrofac/IKPT" aux réserves émises
par Sonatrach le 12 juillet dernier, date d'octroi du projet au même
consortium, "ne sont en outre que préliminaires et ne sécurisent pas
suffisamment le groupe pétrolier national quant à la possibilité de la
réalisation du projet dont les conditions requises constituent l'autre
raison principale motivant cette décision", a ajouté M. Henni.
Sonatrach entamera des discussions avec le
consortium classé en deuxième position lors de cette séance, à savoir
"Projetti/ Chyoda", pour la réalisation de ce projet, a indiqué M.
Henni.
Le consortium Petrofac (Grande-Bretagne) et IKPT
(Indonésie) a remporté le 12 juillet le contrat de réalisation de l'usine
de Gaz naturel liquide (GNL) d'Arzew d'une capacité de production de 4,3
millions de tonnes.
Petrofac-IKPT a décroché ce marché
suite à l'ouverture des plis des offres financières à laquelle
ont participé également le groupement Snam projetti (Italie) et Chiyoda (Japon)
et le groupe Technip (France).