DAMAS, 22 juillet (Xinhua) -- Le président syrien
Bachar al- Assad a rejeté mardi la mesure de la Cour pénale internationale
( CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir, la considérant
comme une tentative pour faire chanter le Soudan et s'immiscer dans
ses affaires intérieures.
M. Assad a exprimé son rejet lors d'une rencontre
avec le consiller présidentiel soudanais Ghazi Salah El Din Atabani, qui
a remis à M. Assad un message de M. el-Béchir sur les derniers
développements concernant la mesure de la CPI, selon l'agence de
presse officielle SANA.
"Une telle décision de cette cour entravera les
efforts pour établir la paix au Darfour, et nuira à tout effort pour
renforcer la stabilité au Soudan", a déclaré M. Assad cité par SANA.
Le président a également souligné que la Syrie, pays
président du sommet arabe, ferait tout son possible pour soutenir le
Soudan, victime des complots visant à porter atteinte à sa sécurité et sa
stabilité.
Dans un communiqué de presse publié après cet
entretien, M. Atabani a salué la position syrienne de soutenir le Soudan,
soulignant le rôle important joué par la Syrie étant donné sa
présidence du sommet arabe.
Le 14 juillet, Luis Moreno-Ocampo, principal
procureur la CPI basée à La Haye, a officiellement demandé un mandat
d'arrêt contre le président el-Béchir pour crimes de guerre et crimes
contre l'humanité présumés au Darfour (ouest du Soudan).
Le Soudan, qui n'est pas membre de la CPI, a
rejeté ces allégations de la cour, les qualifant de "nulles et fausses"
et insistant sur le fait que la CPI n'a pas compétence au
Soudan.