ALGER, 21 juillet (Xinhua) -- La décision du
procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI) à l'encontre du
président soudanais Omar el-Béchir "compromettrait le processus de
règlement politique et pacifique au Darfour", a indiqué lundi à Addis-Abéba
le ministre délégué algérien chargé des Affaires maghrébines et
africaines, Abdelkader Messahel.
M. Messahel a fait cette remarque lors d'une
intervention à la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'Union
africaine (UA) . Selon lui, cette décision "porterait un coup au dialogue
en cours et à la réconciliation au Soudan", et constitue un
" précédent grave qui peut ouvrir la voie au changement
anticonstitutionnel de gouvernement", a rapporté l'agence de presse
algérienne APS.
Evoquant "la lutte contre l'impunité et la
préservation des droits de l'Homme", il s'est félicité des "engagements
pris par le gouvernement soudanais de poursuivre les processus déjà engagés
par les juridictions nationales à propos des violations
constatées ".
M. Messahel a, en outre, mis l'accent sur
l'importance pour l'Afrique de "s'approprier" les solutions aux conflits
qui l'agitent comme elle l'a fait pour le Zimbabwe.
Le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad
Medelci a souligné samedi au Caire la solidarité des ministres arabes des
Affaires étrangères avec le peuple, le gouvernement et le président
du Soudan face aux plans visant à frapper la souveraineté de ce pays, son
intégrité et sa stabilité, dans une déclaration à l'agence de presse
algérienne APS à l'issue de la réunion d'urgence des ministres arabes des
Affaires étrangères consacrée à l'examen de la crise entre le Soudan et la
CPI, rappelle-t-on.