NEW YORK (Nations Unies), 22 juillet (Xinhua) -- Le
Conseil de sécurité des Nations Unies doit envisager la suspension des
poursuites judiciaires déclenchées par le procureur en chef de la
Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar
el-Béchir, a déclaré lundi l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly
Churkine.
A l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité, il a
ainsi commenté une réponse attendue du Conseil de sécurité à une
demande de l'Union africaine (UA) d'intervention du Conseil de sécurité
dans cette affaire.
L'article 16 du statut de la CPI "attribue au
Conseil de sécurité des Nations Unies certaines responsabilités
politiques. Il s'agit d'une obligation du Conseil de sécurité", a dit M.
Churkine.
En vertu des termes de l'article 16 du statut de la
CPI, le Conseil de sécurité composé de 15 Etats membres peut adopter une
résolution pour reporter une enquête et une plainte de la CPI d'une
période de 12 mois. Une telle résolution peut être aussi renouvelée.
Après une réunion d'urgence du Conseil de paix et de
sécurité de l'UA tenue lundi à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, le
chef de la diplomatie nigériane Ojo Maduekwe a annoncé que l'UA
demanderait au Conseil de sécurité de suspendre les poursuites de la
CPI contre M. el-Bachir.
La Russie ne sera pas "aux avant-postes pour
proposer quelque chose", mais "il pourrait y avoir de telles initiatives
au Conseil de sécurité, et elles doivent être prises en compte", a affirmé
M. Churkine.
Le procureur en chef de la CPI, Luis
Moreno-Ocampo, a demandé la semaine dernière un mandat d'arrêt visant le
président el-Béchir, l'inculpant de crimes de guerre et de crimes
contre l'humanité au Darfour dans l'ouest du Soudan.