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Les nations arabes du Golfe s'opposent au "deux poids, deux  mesures" de la CPI à l'encontre du Soudan
  2008-07-22 12:43:44  

     RIYAD (Arabie saoudite), 21 juillet (Xinhua) -- Le secrétaire  général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) Abdul Rahman  al-Attiya a annoncé, lundi dans un communiqué, l'opposition des  membres du bloc régional arabe au "deux poids, deux mesures" de la Cour pénale internationale (CPI) à l'encontre du président  soudanais Omar el-Béchir. 

     Le CCG qui regroupe les Emirats arabes unis, Oman, Bahrein, le  Qatar, le Koweït et l'Arabie saoudite, soutient tous les efforts  et toutes les mesures prises par le gouvernement de Khartoum pour  protéger la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale,  pour maintenir la paix et la stabilité dans sa région occidentale  du Darfour, indique le communiqué. 

     Le CCG basé à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite, a exprimé  sa déception quant aux accusations de la CPI contre M. el-Béchir, soulignant que la CPI ne devrait pas outrepasser le droit  international par l'introduction de "deux poids, deux mesures"  dans ses poursuites judiciaires. 

     La CPI aurait dû, dans ses principes de paix et de justice,  traiter tous les conflits mondiaux qui violent l'humanitarisme,  dont l'occupation des territoires palestiniens par Israël et ses  attaques incessantes contre les Palestiniens, précise le  communiqué. 

     De l'autre côté, le ministre yéménite des Affaires étrangères  Abu Bakr al-Kurbi a affirmé lundi que les accusations de la CPI  contre le président el-Béchir avaient violé la souveraineté du  Soudan et s'étaient ingérées dans ses affaires intérieures, en  dépit du droit international. 

     L'initiative de la CPI ne fait que compliquer la situation du  Darfour et menacer la sécurité et la stabilité dans cette région  et au Soudan, a-t-il ajouté. 

     La semaine dernière, le procureur en chef de la CPI Luis  Moreno-Ocampo a formellement demandé un mandat d'arrêt visant le  président el-Béchir, accusant ce dernier de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour. 

     Selon les Nations Unies, des combats entre les rebelles et les  milices soutenues par le gouvernement soudanais ont fait 300.000  morts et 2,5 millions de personnes déplacées. 

     La semaine dernière, le secrétaire général des Nations Unies  Ban Ki-moon a essayé de souligner l'indépendance de la CPI,  appelant le gouvernement soudanais à assurer la sécurité des  16.000 Casques bleus de la force hybride ONU-UA (Union africaine)  au Darfour. 

     Le Soudan qui n'est pas membre de la CPI, a catégoriquement  rejeté les accusations de la CPI, les qualifiant de "nulles et  infondées" et affirmant que la CPI n'a pas de juridiction sur le  Soudan.