RIYAD (Arabie saoudite), 21 juillet (Xinhua) -- Le
secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) Abdul Rahman
al-Attiya a annoncé, lundi dans un communiqué, l'opposition des
membres du bloc régional arabe au "deux poids, deux mesures" de
la Cour pénale internationale (CPI) à l'encontre du président
soudanais Omar el-Béchir.
Le CCG qui regroupe les Emirats arabes unis, Oman,
Bahrein, le Qatar, le Koweït et l'Arabie saoudite, soutient tous les
efforts et toutes les mesures prises par le gouvernement de Khartoum pour
protéger la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale, pour
maintenir la paix et la stabilité dans sa région occidentale du Darfour,
indique le communiqué.
Le CCG basé à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite,
a exprimé sa déception quant aux accusations de la CPI contre M.
el-Béchir, soulignant que la CPI ne devrait pas outrepasser le droit
international par l'introduction de "deux poids, deux mesures" dans
ses poursuites judiciaires.
La CPI aurait dû, dans ses principes de paix et de
justice, traiter tous les conflits mondiaux qui violent l'humanitarisme,
dont l'occupation des territoires palestiniens par Israël et ses
attaques incessantes contre les Palestiniens, précise le
communiqué.
De l'autre côté, le ministre yéménite des Affaires
étrangères Abu Bakr al-Kurbi a affirmé lundi que les accusations de la CPI
contre le président el-Béchir avaient violé la souveraineté du
Soudan et s'étaient ingérées dans ses affaires intérieures, en dépit
du droit international.
L'initiative de la CPI ne fait que compliquer la
situation du Darfour et menacer la sécurité et la stabilité dans cette
région et au Soudan, a-t-il ajouté.
La semaine dernière, le procureur en chef de la CPI
Luis Moreno-Ocampo a formellement demandé un mandat d'arrêt visant le
président el-Béchir, accusant ce dernier de crimes de guerre et
de crimes contre l'humanité au Darfour.
Selon les Nations Unies, des combats entre les
rebelles et les milices soutenues par le gouvernement soudanais ont fait
300.000 morts et 2,5 millions de personnes déplacées.
La semaine dernière, le secrétaire général des
Nations Unies Ban Ki-moon a essayé de souligner l'indépendance de la CPI,
appelant le gouvernement soudanais à assurer la sécurité des 16.000
Casques bleus de la force hybride ONU-UA (Union africaine) au
Darfour.
Le Soudan qui n'est pas membre de la CPI,
a catégoriquement rejeté les accusations de la CPI, les qualifiant
de "nulles et infondées" et affirmant que la CPI n'a pas de juridiction
sur le Soudan.