HARARE, 21 juillet
(Xinhua) -- Le parti Zanu-PF (au pouvoir) du Zimbabwe et deux factions du
Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), ont signé
lundi à Harare, capitale du Zimbabwe, un mémorandum d'accord (MOU),
préparant le terrain pour les pourparlers formels visant à mettre fin à la
crise politique dans ce pays.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Le président sud-africain Thabo Mbeki a supervisé la
signature d'un mémorandum d'accord entre le président du Zimbabwe Robert
Mugabe, qui est également le dirigeant de ZANU-PF, et les
responsables des deux factions du MDC, Morgan Tsvangirai et
Arthur Mutambara, à l'hôtel Rainbow Towers à Harare.
Le mémorandum d'accord prévoit que le "dialogue sera
terminé dans les deux semaines suivant la date de signature de ce MOU".
(Photo: Xinhua/Reuters)
Le MOU demande aussi à chaque parti de publier un
communiqué condamnant la promotion et l'usage de la violence et appelle à
la paix dans le pays tout en soulignant de prendre toutes les
mesures nécessaires afin d'assurer que les structures et les institutions
qu'ils contrôlent ne soit pas engagées dans la perpétration de la
violence.
La signature de ce MOU est une grande avancée dans
le processus visant à mettre fin à la crise politique de ce pays de
l'Afrique australe.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a salué la signature de
ce MOU, affirmant que ce document fournissait un cadre pour les
pourparlers formels visant à mettre fin à la crise politique du
pays.
"Le secrétaire général rend hommage aux efforts du
président Thabo Mbeki, de l'Afrique du Sud, et de son équipe de médiation
pour faciliter la signature de cet accord. L'ONU s'engage à soutenir
ces efforts de médiation dans le cadre du Groupe de référence qui vient
d'être formé", a indiqué un communiqué publié sur le sit-web officiel du
chef de l'ONU.
Le communiqué encourage toutes les parties à prendre
part, de bonne foi, à ces pourparlers sérieux, de nature à apporter une
solution durable à la crise politique et à aborder les besoins
économique et humanitaires urgents du peuple zimbabwéen".
(Photo: Xinhua/Reuters)
Lors de la cérémonie de signature, le président
Mugabe a déclaré que son parti et l'opposition avaient convenu d'amender
la Constitution du pays.
M. Mugabe a aussi souligné que les négociations ne
devaient pas être influencées par la pression de l'Europe et des
Etats-Unis, qui souhaitent soumettre le Zimbabwe à de nouvelles
sanctions.
M. Tsvangirai a promis qu'il pourrait agir pour les
intérêts du Zimbabwe en priorité.
M. Mbeki a indiqué que l'accord avait engagé les
deux parties dans un processus intense pour essayer de réaliser des
négociations substantielles le plus vite possible, ajoutant que
toutes les parties impliquées avaient reconnu l'urgence de tenir des
négociations, qui visent à mettre fin à la crise politique qu'affronte le
pays.
M. Mugabe a été déclaré gagnant de la présidentielle
du 27 juin par la commission électorale du Zimbabwe, un résultat rejeté
par M. Tsvangirai, qui a aussi obtenu un bon score au premier tour du
scrutin mais n'a pas réussi à remporter une majorité absolue.
M. Tsvangirai a boycotté le second tour, justifiant
son retrait par plusieurs raisons, dont la violence politique.
--------------------------------------------------------------------
Ban Ki-moon salue l'accord politique signé au
Zimbabwe