Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Un fonctionnaire de l'ONU qualifie de "discours extrêmement xénophobe" la directive européenne sur l'immigration
-
Les auteurs des attentats de Bali pourraient être exécutés avant septembre
-
Des colons israéliens tirent une roquette artisanale sur des villages de Cisjordanie
-
Pologne et Etats-Unis franchissent une étape de plus dans leurs négociations sur le bouclier antimissile
-
Pas de date de retrait dans l'accord Etats-Unis-Irak, selon la Maison Blanche
Un fonctionnaire de l'ONU qualifie de "discours extrêmement xénophobe" la directive européenne sur l'immigration
  2008-07-22 08:24:41  

      DAKAR, 21 juillet (Xinhua) -- Le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination  raciale, de xénophobie et de l'intolérance, Doudou Diène, a  qualifié de "discours extrêmement xénophobe" la Directive  européenne sur l'immigration, qui viole selon lui "tous les droits civils", a-t-on appris lundi de source officielle. 

     "La Directive dite de la honte est le résultat de la crise  identitaire que traversent les partis politiques (européens) et  qui les poussent à tenir un discours xénophobe qui criminalise la  diversité extra-européenne", dit M. Diène dont les propos sont  rapportés par Algérie presse service (APS), qui cite des médias  espagnols. 

     Le fonctionnaire international de nationalité sénégalaise s'est félicité selon la même source "du rejet unanime de cette Directive par des pays latino-américains, notamment ceux membres du Mercosur : l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela". 

     "C'est une réponse juste, marquée par la défense de la dignité  des millions de Sud-Américains qui ont émigré en Europe", a estime Doudou Diène. 

     Le rapporteur de l'ONU considère, dans ce sens, que l'Europe se trouve dans une "crise d'identité" qui fait que "l'élite politique et intellectuelle défend une identité nationale contre les  immigrants, contre l'étranger, contre la diversité, alors que la  rue est multiculturelle, interculturelle". 

     Pour le responsable onusien, "l'Europe s'est concentrée  tellement dans la construction de son union économique qu'elle a  oublié celle de sa nouvelle identité, qui est nécessairement  plurielle, car l'Européen actuel est pluriel et l'identité est en  construction permanente". 

     Il a estimé, par ailleurs, que la "lutte contre le terrorisme a renforcé la crise de l'identité européenne", car "l'image du  terroriste c'est l'autre", a-t-il expliqué. 

     M. Diène a estimé également que "le plus absurde" des discours  politiques européens contre la diversité est le refus de  considérer la Turquie comme une partie de l'Europe, "quand elle  peut être européenne pour le football ou l'OTAN", car "il y a ceux qui pensent que l'Europe est encore chrétienne", a-t-il déploré. 

     Tout en reconnaissant que le racisme existe partout dans le  monde, il a soutenu cependant que c'est en Europe qu'il a "une  expression politique", et deux pays seulement, l'Angleterre et le  Danemark, peuvent être considérés comme "en avance en matière de  rejet de la xénophobie", selon lui.