ALGER, 21 juillet (Xinhua) -- Le
gouvernement malien et l'Alliance démocratique du 23 mai pour le
changement (rébellion touareg) se sont mis d'accord lundi à Alger sur
l'arrêt des hostilités dans l'esprit de l'accord d'Alger signé en juillet
2006, a annoncé le facilitateur algérien, l'ambassadeur Abdelkrim
Ghrieb.
Les deux parties se sont retrouvées depuis vendredi
dernier dans la capitale algérienne pour continuer leur dialogue afin de
restaurer la paix et la sécurité dans la région de Kidal, au nord du
Mali, a rapporté l'agence de presse algérienne APS.
"Nous sommes parvenus à une série de décisions parmi
lesquelles la nécessité d'arrêter les hostilités entre les deux
parties en conflit et veiller à l'application sur le terrain et
au suivi de cette mesure (cessez-le-feu)", a-t-il dit au cours d'un
point de presse pour présenter les résultats de ce dialogue.
Le gouvernement malien et l'Alliance démocratique
ont souligné aussi l'impératif d'aborder un certain nombre de problèmes qui
les préoccupent notamment ceux des réfugiés et des prisonniers des
deux côtés, a-t-il relevé lors de ce point de presse tenu
conjointement avec le ministre malien de l'Administration
territoriale, le général Kafougouna Koné et le représentant de
l'Alliance démocratique, Mohamed Aghrib.
L'ambassadeur algérien a aussi fait part de la
volonté des deux parties d'oeuvrer pour trouver une solution à la question
des familles qui se sont réfugiées dans la région frontalière.
Un comité de suivi de quelque 200 membres
représentant les deux parties en conflit a été mis en place pour veiller à
l'application des décisions prises conjointement, a-t-il fait
savoir, appelant à mettre en oeuvre ces décisions avant la deuxième
réunion prévue à la fin du mois d'août. Cette réunion portera sur les
"grandes questions" qui entrent dans le cadre de l'accord d'Alger, a-t-il
dit.
La prochaine phase de pourparlers discutera, en cas
de restauration effective de la paix, de la question liée aux
"unités spéciales" ainsi qu'aux problèmes relatifs à l'intégration
économique de la région, a ajouté M. Ghrieb.
Les forces armées maliennes font face à une
rébellion touarègue qui s'est manifestée par l'attaque simultanée de deux
camps militaires du nord-Mali, en mai 2006.
Ni un accord de paix parrainé en juillet 2006 par
l'Algérie, ni un protocole de cessez-le-feu intervenu en avril dernier à
Tripoli ne sont parvenus à enterrer définitivement les
hostilités.