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Analyse: L'Iran se félicite des négociations sur son dossier nucléaire  à Genève
  2008-07-21 10:00:45  

     TEHERAN, 20 juillet (Xinhua) -- Des responsables iraniens se  sont déclarés satisfaits des négociations de haut niveau à Genève  entre les grandes puissances et l'Iran sur le dossier nucléaire  controversé iranien. 

     "La tenue de toutes les négociations est considérée comme en  pas en avant", a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, cité dimanche par l'agence de presse Irna. 

     "La rencontre d'hier est considérée comme un pas en avant vers les négociations", a affirmé M. Ahmadinejad, faisant référence à  la rencontre entre le négociateur nucléaire iranien Saeed Jalili  et le chef de la diplomatie de l'Union européenne Javier Solana  samedi à Genève, en présence du sous-secrétaire d'Etat américain  William Burns et de diplomates de la Chine, de la Russie, de la  Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne. 

     M. Solana a qualifié cette rencontre de "constructive", tout en admettant que les progrès réalisés n'étaient pas suffisants. 

     Il a émis l'espoir que la question nucléaire iranienne soit  résolue par la coopération et non par la confrontation. 

     Le porte-parole américain Sean McCormack a déclaré au terme de  la rencontre de Genève que l'Iran devrait accepter les  propositions d'incitation, afin de ne pas s'isoler davantage. 

     Le président iranien a rejeté ces menaces contre son pays,  réaffirmant que l'Iran poursuivrait son programme nucléaire. 

     La participation de M. Burns à la rencontre de Genève est le  premier contact de haut niveau entre Washington et Téhéran depuis  1979. 

     Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a déclaré dimanche que la présence d'un représentant américain à  la rencontre de Genève permettait à Washington de s'informer  directement des points de vues de l'Iran. 

     "Cette démarche de l'administration américaine peut être  considérée comme une mesure positive", a indiqué M. Mottaki. 

     Hassan Rowhani, un autre négociateur iranien, a affirmé  dimanche que la présidence d'un émissaire américain à Genève était un tournant dans la diplomatie des Etats-Unis. 

     "Ce changement dans la diplomatie des Etats-Unis est une chance pour l'Iran et nous devrions faire de notre mieux pour en  profiter", a-t-il affirmé. 

     La Maison Blanche a cependant rappelé que Washington ne se  joindrait pas totalement aux négociations tant que l'Iran ne  suspendrait pas ses activités d'enrichissement d'uranium. 

     Bien que la rencontre Burns et Jalili soit le contact au  niveau le plus élevé entre les deux pays depuis 1979, cela ne  signifie pas un changement important dans la politique de  Washington envers l'Iran, estiment certains analystes. 

     Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent l'Iran de développer des armes nucléaires sous le couvert de son programme nucléaire  civil, ce que dément Téhéran qui insiste sur la nature pacifique  de son programme. 

     M. Solana a présenté le 14 juin une proposition incentive à  l'Iran au nom des membres permanents du Conseil de sécurité de  l'ONU -- France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, les Etats-Unis -- plus l'Allemagne (Groupe 5+1) afin de convaincre l'Iran de  suspendre l'enrichissement d'uranium. 

     M. Jalili a déclaré dimanche à Genève que les points communs  des feuilles de route proposées par les deux parties pourraient  être la base des nouvelles négociations entre elles. 

     "Les deux feuilles de routes ont de nombreux points communs qui  peuvent permettre de poursuivre les négociations et servir de base pour de nouvelles activités. On peut discuter également des  différences des deux feuilles de route", a indiqué M. Jalili. Fin