DAMAS, 20 juillet (Xinhua)
-- Le vice-Premier ministre syrien chargé des affaires économiques
Abdullah al-Dardari entamera lundi une visite de deux jours en France, afin
de renforcer la coopération économique entre les deux pays.
Son déplacement "fait suite à la visite couronnée de
succès" du président syrien Bashar al-Assad en France et à ses discussions
avec son homologue français Nicolas Sarkozy il y a une semaine,
rapporte l'agence de presse officielle SANA.
Durant son séjour, M. Dardari s'entretiendra avec
des dirigeants français, dont les ministres de l'Economie, de
l'Industrie et de l'Emploi, ainsi que le secrétaire général du
président français Claude Guéant, de l'avenir de la coopération
économique et technique bilatérale, ajoute SANA.
Les discussions porteront essentiellement sur la
coopération dans les domaines du transport aérien, routier et maritime,
ainsi que dans les secteurs de l'énergie, du gaz, du pétrole et de
l'électricité. La coopération dans les domaines des
télécommunications et des technologies de l'information sera
également abordée, selon SANA.
Dans un récent communiqué de presse, M. Dardari a
dévoilé un plan plus détaillé pour établir une coopération avec des
entreprises françaises au cours de son séjour en France,
précisant qu'il rencontrerait des responsables d'Airbus pour parvenir à un
accord sur l'achat de 50 avions dans les 20 années à venir.
Il a indiqué qu'il s'entretiendrait avec des
responsables de la quatrième plus grande compagnie pétro-gazeuse du monde,
Total, pour renouveler un contrat de production de pétrole.
M. Dardari cherchera aussi à obtenir le soutien du
gouvernement français à ces contrats et un crédit à hauteur de 50 millions
de dollars, selon des sources syriennes informées.
En outre, M. Dardari fera des efforts pour parvenir
à la signature d'un accord de partenariat entre l'Union européenne
(UE) et la Syrie qui, initialement lancé en 2004, est bloqué depuis
l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri
en 2005.
Soupçonné d'avoir orchestré ce meurtre, Damas nie
toujours son implication.
La Syrie est le seul pays à ne pas avoir signé un
accord de partenariat avec l'UE dans le cadre du processus de Barcelone,
démarré en 1995 pour promouvoir le dialogue entre l'UE et les pays de
la rive sud et est de la Méditerranée.
Lors d'un sommet tenu la semaine dernière à Paris,
le chef de la diplomatie de l'UE Javier Solana n'a pas exclu la
possibilité de signer le pacte avec Damas avant la fin de cette
année.
"Je ne veux pas dire si c'est possible aujourd'hui
ou demain, mais je pense que c'est possible", a-t-il dit.
Le sommet de Paris qui a réuni les dirigeants d'une
quarantaine de pays de l'UE et ceux de la rive sud et est de la
Méditerranée, dont le président syrien Assad, procédé au lancement d'une
Union pour la Méditerranée (UPM), proposée par la France pour améliorer
le processus de Barcelone.
La présence de M. Assad au sommet de Paris marque la
fin de l'isolement de la Syrie au sein de la communauté internationale,
suite au meurtre de Hariri, aussi bien que la détente entre l'UE, en
particulier la France, et la Syrie.
Le président Sarkozy, qui a accueilli M. Assad à
l'Elysée, effectuera une visite en Syrie avant la mi-septembre. La visite
de M. Dardari à Paris s'inscrit dans le cadre des préparatifs pour
la prochaine visite du chef de l'Etat français, selon un communiqué
de l'Elysée. Fin