KINSHASA, 19 juillet (Xinhua) -- Le gouvernement
provincial de la ville de Kinshasa a mis en garde, dans une déclaration
lue samedi sur les antennes de la radio nationale congolaise par son
porte-parole, Thérèse Olenga, quiconque oserait troubler l'ordre
public à Kinshasa.
Le gouvernement provincial a fait cet avertissement
après que l'un des prévenus impliqués dans l'assassinat, le 6 juillet à
Kinshasa, de Daniel Boteti, 1er vice-président de l'Assemblée
provinciale et membre du Mouvement de libération du Congo (MLC,
opposition), eu affirmé qu'il était associé à cette opération par un
certain Kady qui avait reçu la mission du gouverneur de la ville de
Kinshasa, André Kimbuta. Il a avoué que 1.200 dollars lui avaient été remis
par Kady pour sa collaboration.
Dans la déclaration, le gouvernement s'est dit
"profondément indigné", avant de mettre en garde contre toute personne qui
tenterait de déstabiliser l'exécutif provincial.
La déclaration condamne cet assassinat, tout en
appelant la population au calme.
Le même jour, le député national du MLC, Jean-Lucien
Busa, a demandé au gouverneur de la ville à comparaître devant les
instances judiciaires.
"Le gouverneur de la ville de Kinshasa doit quitter
sa peau de gouverneur pour subir la rigueur de la loi", a-t-il dit,
demandant des investigations plus approfondies et un procès plus
équitable.
Parallèlement, des centaines des partisans
du gouverneur ont manifesté devant l'hôtel de ville. Ils ont indiqué que
le député provincial Boteti était victime de l'insécurité.