LAGOS, 19 juillet (Xinhua) -- La récente déclaration
faite par des officiels du gouvernement fédéral nigérian lors d'une
audience au Sénat concernant le traité entre le Nigeria et le Cameroun sur
l'affaire Bakassi risque de provoquer une collision diplomatique
avec les Nations Unies, indique samedi le journal Guardian.
Selon cette déclaration, le traité conclu avec le
Cameroun par le gouvernement précédent était illégal.
Le secrétariat de l'ONU a indiqué qu'il espérait que
le Nigeria respecterait l'accord signé, soulignant que toute tentative du
gouvernement fédéral nigérian de manquer à sa parole serait une
erreur diplomatique pour le Nigeria, rapporte Guardian.
En juin 2006, le Nigeria a accepté de retirer ses
troupes de la péninsule Bakassi éventuellement riche en pétrole, qui était
revendiquée par Abuja et Yaoundé.
Aux termes de l'accord signé par le président
camerounais Paul Biya et son homologue nigérian de l'époque Olusegun
Obasanjo à la résidence de Greentree à Manhasset, près de New York, le
retrait des troupes nigéiranes Nigeria s'inscrit dans le cadre de
l'application de la décision prise en 2002 par la Cour
internationale de justice de la Haye, selon laquelle le Cameroun
possède la souveraineté sur Bakassi.
Le traité a été signé grâce à la médiation de
l'ONU et en présence du secrétaire général de l'ONU de l'époque Kofi
Annan.