NEW YORK, 19 juillet (Xinhua) -- Les cours du brut
ont continué vendredi à chuter pour le 4e jour consécutif, en raison
des prévisions sur la baisse de la demande et d'un bémol de la
tension au Moyen-Orient.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le
baril de "light sweet crude" pour livraison en août a cédé 41 cents pour
finir la séance à 128,88 dollars, tandis qu'à Londres, le baril de Brent
pour livraison en septembre a perdu 88 cents à 130,19 dollars.
La consommation de carburant aux Etats-Unis est
tombée de 3% durant la première moitié de l'année, soit le plus grand
déclin en 17 ans, indique vendredi un rapport mensuel de l'Institut
américain du pétrole.
La flamblée des prix énergétiques ont accablé la
morosité de l'économie américiane, dont la croissance semestrielle a
touché le plancher de ces cinq dernières années, selon le Département du
commerce.
Outre la demande en baisse, l'assouplissement de la
tension au Moyen-Orient a aussi favorisé cette tendance. Le
sous-secrétaire d'Etat américain William Burns doit rencontrer des
responsables iraniens et européens à Genève ce weekend à propos du dossier
nucléaire de Téhéran.
Les prix du pétrole ont accusé une chute drastique à
partir de mardi, à la suite de l'alerte sonnée par le président de la
Réserve fédérale, Ben Bernanke, sur les effets de l'envolée des prix
du carburant sur la demande de la consommation.
Dans la foulée, ces remarques ont trouvé leurs échos
après la publication des statistiques du Département de l'énergie sur
l'accroissement imprévu des stocks de brut, conduisant à un recul de
16,30 dollars durant les quatre dernières séances. Fin