KHARTOUM, 18 juillet (Xinhua) -- Le gouvernement
soudanais a écarté vendredi la possibilité d'un règlement avec la Cour
pénale internationale (CPI) consistant à remettre deux responsables
soudanais accusés contre le retrait d'un mandat d'arrêt visant le
président soudanais Omar el-Béchir.
"Nous ne remettrons jamais notre ministre Ahmad
Harun ou tout autre citoyen ordinaire. Nous refusons de conclure un marché
avec cette Cour et voila notre ferme position", a indiqué à Xinhua à
Khartoum le ministre soudanais de la Direction Azhari Altijani.
Des diplomates des pays occidentaux à New York ont
affirmé qu'un arrangement pourrait permettre de suspendre ou de retirer
le mandat d'arrêt visant le président soudanais si ce dernier était
d'accord de remettre le ministre d'Etat des Affaires humanitaires
Ahmed Haroun et le leader de la milice Ali Kushayb inculpés l'année
dernière par la CPI.
Par ailleurs, la capitale soudanaise a connu
vendredi une importante manifestation contre la CPI.
Lundi, le principal procureur de la CPI basée à La
Haye, Luis Moreno-Ocampo a formellement requis un mandat d'arrêt contre le
président el-Béchir pour des crimes de guerre et contre
l'humanité présumés dans la région du Darfour (ouest du Soudan).
M. Altijani a fait savoir que son pays
avait demandé à la Russie, à la Chine et aux membres de la Ligue arabe, ainsi
que de l'Union africaine de l'aider pour que le Conseil de
sécurité de l'ONU adopte une résolution permettant de suspendre pour 12
mois le mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais.