DAKAR, 18 juillet (Xinhua) -- Le ministre soudanais
des Affaires étrangères, Deng Alor, a déclaré jeudi à Dakar que son
pays cherche à lever avec la Cour pénale internationale (CPI) le
" malentendu sur l'inculpation" du président Omar El Béchir et sa
poursuite devant le Tribunal pénal international pour "génocide
et crimes contre l'humanité" au Darfour (ouest du Soudan), rapporte
vendredi l'Agence de presse africaine.
"Nous poursuivons les contacts diplomatiques en vue
de rétablir les rapports entre le Soudan et la CPI", a déclaré M. Alor en
marge de la quatrième session des experts militaires du Groupe de
contact chargé de la mise en oeuvre de l'accord de paix
tchado- soudanais signé le 13 mars dernier à Dakar.
"C'est regrettable mais nous sommes déterminés à
régler ce malentendu", a-t-il ajouté, sans toutefois vouloir se prononcer
sur les démarches diplomatiques en cours pour le rétablissement des
rapports entre les deux parties.
Selon la CPI, le président Béchir "a mobilisé
l'ensemble de l'appareil d'Etat, y compris les forces armées, les services
de renseignement, la diplomatie, les services publics d'information
et le pouvoir judiciaire, afin de soumettre intentionnellement
les 2.450.000 personnes vivant dans des camps pour personnes
déplacées (...) à des conditions d'existence qui ne pouvaient qu'entraîner
leur destruction physique".
De ce fait, le mis en cause "doit répondre
pénalement de 10 chefs d'accusation pour génocide, crime contre l'humanité
et crime de guerre".
La région du Darfour est confrontée à une
crise humanitaire depuis 2003.