MOSCOU, 18 juillet (Xinhua) -- Le ministre kenyan
des Affaires étrangères Moses Wetangula, en visite en Russie, a estimé
vendredi que l'engagement de pays tiers dans la résolution des problèmes
du Zimbabwe pourrait être nuisible, a rapporté l'agence de presse
Itar-Tass.
"Les parties au conflit ont accepté d'entamer le
dialogue, donc il est inopportun d'engager des Etats tiers", a indiqué M.
Wetangula lors d'une conférence de presse à l'issue d'un
entretien avec son homologue russe Sergueï Lavrov. "Cela pourrait être
nuisible pour le dialogue".
"Nous sommes convaincus que les résultats des
élections zimbabwéennes n'ont pas reflété la volonté du peuple. Le sommet
( de l'Union africaine) de Charm el-Cheikh a élaboré la position
commune africaine: il est nécessaire de tenir des négociations et de
résoudre les problèmes des Zimbabwéens de manière pacifique. Nous sommes
favorables à des négociations directes entre les parties en conflit", a
déclaré M. Wetangula.
"Toute mesure supplémentaire de l'Union africaine
devrait promouvoir plutôt qu'entraver le processus de résolution. Dans ce
cas, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas aidé les mesures
élaborées par l'Union africaine", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué publié samedi dernier, le
ministère russe des Affaires étrangères a déclaré qu'un vote de l'ONU sur
des sanctions à l'encontre du Zimbabwe aurait constitué "un dangereux
précédent" d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays.
Le 11 juillet, la Russie et la Chine ont mis
leur veto à un projet de résolution, rédigé par les Etats-Unis, qui
prévoyait un embargo sur les armes à destination du Zimbabwe et des
sanctions ciblées - interdiction de voyager et gel des avoirs financiers
à l'étranger - contre 14 dignitaires du régime, dont le
président Robert Mugabe, considérés comme ayant entravé le processus
électoral démocratique dans le pays ou participé aux violences.