HARARE, 18 juillet (Xinhua) -- Les leaders
traditionnels et reglieux zimbabwéens ont exhorté le dirigeant
d'opposition Morgan Tsvangirai à participer aux négociations politiques
inter-partis, a rapporté vendredi le journal Herald.
Le chef du Mouvement démocratique pour le changement
(MDC, opposition), Morgan Tsvangirai, a décidé, à la dernière miniute,
de refuser de signer un accord établissant un agenda de dialogue
entre son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front
patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) et la faction dissidente du MDC
dirigée par Arthur Mutambara.
"Le refus de M. Tsvangirai de signer le protocole
d'accord est un triste développement de la situation de notre pays", a
regretté le président du Conseil des chefs, le chef Fortune Charumbira,
qualifiant la décision de "non-patriotique et non-africaine".
Pour les leaders traditionnels religieux, le
dialogue est le "seul moyen de s'attaquer aux défis en cours".
Le président des chefs des groupes chrétiens locaux,
l'évêque Goodwill Shana, a appelé les hommes politiques à surmonter les
divergences politiques et à mettre de côté leurs intérêts
individuels.
La faction de M. Mutambara a demandé aux parties
prenantes au dialogue inter-zimbabwéen de faire confiance au président
sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de la Communauté de
développement de l'Afrique australe (SADC) dans la crise
zimbabwéenne.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe, MM. Mutambara
et Tsvangirai devaient signer un accord pour lancer le dialogue
politique destiné à régler les divergences et à mettre fin à
l'actuelle crise politique du pays.
M. Mugabe avait remporté le deuxième tour de
l'élection présidentielle du 27 juin, après le retrait de M. Tsvangirai,
ce qui a provoqué une crise politique dans le pays. Fin