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Une division au sein de l'UE pourrait entraver les négociations à  l'OMC
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Une division au sein de l'UE pourrait entraver les négociations à  l'OMC
  2008-07-18 20:01:59  

     BRUXELLES, 18 juillet (Xinhua) -- Une division au sein de  l'Union européenne (UE), notamment sur les subventions agricoles,  pourrait entraver les négociations du mini-sommet de  l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui se tiendra la  semaine prochaine à Genève afin de sauver le cycle de Doha, depuis longtemps au point mort. 

     La division est devenue une grande préoccupation des ministres  européens chargés des dossiers commerciaux qui doivent se réunir  vendredi à Bruxelles, sous la présidence de la France, pour  définir une position commune avant le mini-sommet de Genève. 

     Le mois dernier, le président français Nicolas Sarkozy avait  ouvertement accusé le commissaire européen au Commerce Peter  Mandelson, représentant des 27 pays du bloc européen aux  négociations du cycle de Doha, d'avoir trop offert en matière de  réduction de subventions agricoles avant de connaître les  concessions réciproques des grands pays émergents. 

     Le chef de l'Etat français a même reproché à M. Mandelson  d'avoir joué un rôle dans le rejet du traité de Lisbonne en  Irlande lors du référendum du 12 juin, en alimentant les craintes  de pertes de subventions agricoles européennes des fermiers  irlandais, par sa position dans les négociations à l'OMC.  

     En réaction à ces critiques, M. Mandelson a affirmé jeudi à la  presse que ce n'était pas la première fois dans sa carrière qu'il  était injustement blâmé 

     Le commissaire européen au Commerce a toutefois insisté sur le  fait qu'il devait y avoir une position commune de l'UE lors de son départ pour la réunion cruciale de la semaine prochaine à Genève,  même si les différents pays membres avaient leurs propres  priorités. 

     "Bien sûr, il y a différentes priorités et accents parmi les  pays membres", a-t-il reconnu, "mais lorsque vous arrivez à une  politique commerciale commune...Vous le faites compte tenu du fait que quelles que soient les tensions, il y a finalement un  consensus parmi les pays membres pour la position que nous avons  la responsabilité de soutenir et de négocier à Genève", a-t-il  martelé. 

     La réunion à Genève, qui débutera lundi prochain et à laquelle  participeront environ 30 pays majeurs membres de l'OMC, est  considérée comme la dernière chance de réaliser une avancée afin  de conclure les négociations du cycle de Doha d'ici à la fin de  l'année. 

     M. Mandelson a souhaité que les ministres de l'UE réaffirment  une stratégie commune pour les prochaines négociations mondiales. 

     "Nous avons un mandat dans le cadre duquel nous agissons et que nous continuerons à suivre. Nous avons un ensemble de directives  de négociation issues des pays membres. Je n'envisage pas leur  modification", a-t-il martelé. 

     Pourtant, certains analystes prévoient que le pouvoir de  négociation de l'UE soit sapé par le mécontentement de la France,  l'un des pays les plus protectionnistes en Europe qui assume  actuellement la présidence tournante de l'UE. 

     En théorie, chacun des 152 pays membres de l'OMC, y compris la  France, peut bloquer un accord des négociations du cycle de Doha. 

     En tant que plus grand pays agricole européen et plus important bénéficiaire des subventions agricoles de l'UE, la France est  réticente pour donner le feu vert à l'UE de réduire l'importante  enveloppe annuelle allouée aux fermiers français, ce qui est  néanmoins nécessaire pour la conclusion d'un accord sur la  libéralisation du commerce mondial. 

     Lancées en 2001 dans la capitale du Qatar, les négociations du  cycle de Doha, visant à mettre la mondialisation au service de la  croissance économique des pays en développement, en réduisant  notamment les subventions agricoles et en supprimant les droits de douane ainsi que d'autres barrières commerciales, ont été  reportées à maintes reprises au cours des sept dernières années. 

     Les différends restants ne semblent pas faciles à résoudre sans des compromis substantiels, surtout de la part des pays développés, selon certains analystes. 

     Les pays en développement exigent que les pays riches réduisent les subventions agricoles et ouvrent des marchés à leurs produits  agricoles, tandis que ceux-ci demandent aux pays du Sud d'ouvrir  davantage leurs frontières à leurs biens manufacturés.