LE CAIRE, 18 juillet (Xinhua) -- Le ministre
égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abul Gheit a commenté jeudi
l'initiative du procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI)
Luis Moreno-Ocampo contre le président soudanais Omar el-Béchir comme
étant "très dangereuse".
Il a fait ces remarques lors d'une conférence de
presse avec son homologue koweïtien Cheikh Mohamed Sabah al-Salem
al-Sabah, à l'issue d'une réunion de la commission mixte
égypto-koweïtienne.
La justice ne peut être réalisée au Soudan que par
une solution politique, a souligné M. Gheit, notant l'importance de
réaliser la stabilité et la justice au Soudan.
Il a souhaité que les chefs de la diplomatie arabe
qui se réuniront samedi, discutent du litige entre le Soudan et la CPI
basée à la Haye (Pays-Bas) afin d'adopter une position claire à cet
égard.
M. al-Sabah a pour sa part indiqué que le Koweït et
l'Egypte ont la même position sur la crise entre le Soudan et la
CPI.
Le Koweït pense que la mise en accusation du
président el-Béchir ne fera que compliquer la situation du Soudan, au lieu
de servir à résoudre le problème, a-t-il dit.
Lundi dernier, M. Ocampo a formellement demandé
d'émettre un mandat d'arrêt contre le président el-Béchir, accusant ce
dernier pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis au
Darfour dans l'ouest du Soudan.
Le Soudan qui n'est pas pays membre de la
CPI, a catégoriquement rejeté les accusations de la CPI contre
le président el-Béchir, en les qualifiant d'"invalides et infondées" et
affirmant que la CPI n'a pas de juridiction sur le Soudan.