SOFIA, 17 juillet (Xinhua) -- Le rapport de l'Office
européen de lutte anti-fraude (OLAF) cité mercredi par la presse bulgare,
a déclenché des débats ardents parmi les blocs politiques bulgares, a
fait part jeudi le président de la Bulgarie Gueorgui Parvanov .
Selon le rapport d'OLAF envoyé à la vice-Premier
ministre bulgare Plugchieva il y a deux semaines, le commerçant Lyudmil
Stoykov qui a financé la campagne électorale du président, et son
adjoint, Mario Nikolov, financier du Parti socialiste bulgare de M.
Parvanov, ont été impliqués dans une affaire d'abus des fonds de l'UE à
une grande échelle.
Plusieurs partis d'opposition de la droite bulgare
ont fait part mercredi que M. Parvanov devait démissionner si les
informations du rapport d'OLAF sont confirmées.
Le maire de Sofia et dirigeant du plus grand parti
d'opposition GERB (Citoyens pous le développement européen), Boïko Borisov,
a indiqué que le rapport d'OLAF avait fourni des témoignages pour
l'absense du gouvernement bulgare, et les partis en fonction
voulaient utiliser ces institutions spéciales pour leurs
objectifs politiques.
Jeudi, les dirigeants des partis d'opposition de la
Bulgarie sont sortis de la réunion du Conseil de Sécurité national
consultatif présidé par le président seulement 30 minutes après
le début, pour protester contre le président Parvanov qui a refusé
de discuter le rapport d'OLAF lors de la réunion.
M. Parvanov a rejeté lors de la réunion toute
accusation de fournir des "parapluies politiques" aux hommes d'affaires et
mafias.
M. Parvanov a assuré qu'"aucune institution bulgare"
ne protègera qui que ce soit.
"Basé sur le rapport, j'espère des mesures rapides
et efficaces afin d'améliorer la coopération entre les institutions
compétentes pour juger les cas cités et résoudre les problèmes", a ajouté
le chef de l'Etat bulgare.
Il a indiqué encore qu'il a toujours été
convaincu de la nécessité de mesures sévères, de transparence complète et
de contrôle du financement des partis politiques et les
campagnes électorales,surtout quand ça concerne le chef d'Etat, qui,
lui-même est exactement celui qui propose une réforme du modèle
politique.