NAIROBI, 17 juillet (Xinhua) -- Le Sud-Soudan a
dénoncé jeudi les accusations de génocide portées à l'encontre du
président Omar el-Bachir, déclarant que ces inculpations de la Cour pénale
internationale (CPI) mettent à mal le processus de paix et la
transition démocratique dans le pays.
Dans un communiqué publié à Nairobi, le président du
Sud-Soudan, Salva Kiir, appelle à la mise en place rapide d'une feuille de
route pour la paix au le Darfour, suite à l'inculpation du président
el-Béchir par la CPI de la Haye. Il a également préconisé un arrangement
avec la CPI.
"Nous pensons que la solution à la crise est que le
gouvernement d'unité nationale mette en place un arrangement avec la
communauté internationale et coopère avec la CPI sur le processus
juridique, " a indiqué M. Kiir dans un communiqué.
Lundi, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a
accusé le président el-Béchir d'être derrière la campagne de génocide
contre trois groupes ethniques au Darfour et a requis un mandat d'arrêt
contre lui pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'
humanité.
Le gouvernement et le Parlement soudanais rejettent
les accusations portées par la CPI à l'encontre de M. Bachir et ont
souligné la nécessité de trouver rapidement une solution à la crise
qui dure depuis cinq ans au Darfour.
Les ministres arabes des Affaires étrangères doivent
se rencontrer samedi au Caire pour discuter de cette situation.
Dans son communiqué, M. Kiir prône une résolution
urgente du conflit au Darfour, déclarant que le gouvernement d'unité
nationale du Soudan devrait mettre en place une feuille de route
pour la paix au Darfour en une semaine.
Le leader du Sud-Soudan, qui a formé un
gouvernement d'unité nationale avec Khartoum après l'accord de paix 2005, a ajouté
que l'inculpation de la CPI "a créé (...) une situation grave
qui peut menacer la paix et la stabilité au Soudan".