NEW YORK (Nations Unies), 16 juillet (Xinhua) -- Le
Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré mercredi qu'il "condamne de la
façon la plus énergique" l'attaque perpétrée le 8 juillet contre un
convoi militaire et de police de l'Opération hybride Union
africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD).
Selon une déclaration présidentielle du Conseil de
sécurité, l'attaque a eu lieu à Um Halibah par 200 combattants à cheval et
à bord de 40 véhicules, qui ont utilisé des armes modernes et des
tactiques de pointe, faisant 7 morts et 22 blessés parmi le
personnel des Nations Unies et de l'Union africaine.
"Cet acte inacceptable d'une violence extrême est
l'attaque la plus grave que la MINUAD ait subie depuis la passation des
pouvoirs de la Mission de l'Union africaine au Soudan, le 31
décembre 2007", a indiqué le Conseil, qui s'est dit particulièrement
préoccupé par le fait que cette attaque était " préméditée et délibérée" et
qu'elle visait à infliger des pertes.
Selon la déclaration, une enquête de l'ONU est en
cours et le gouvernement soudanais a déclaré qu'il lui prêterait son
concours.
Le Conseil de sécurité a demandé au gouvernement
soudanais de tout mettre en oeuvre pour que les auteurs de l'attaque
soient rapidement identifiés et traduits en justice.
"Il est fermement résolu à prendre des mesures
contre les responsables une fois qu'il aura pris connaissance des
résultats de l'enquête de la MINUAD", dit la déclaration.
Le Conseil de sécurité a par ailleurs présenté ses
condoléances aux gouvernements rwandais, ghanéen et ougandais pour le décès
de leurs casques bleus, ainsi qu'aux familles des victimes.
Il a rappelé que des attaques ciblant les casques
bleus durant un conflit armé peuvent constituer des crimes de guerre en
vertu du droit international applicable, demandant à toutes les parties
de s'acquitter des obligations qui leur incombent en vertu du droit
international humanitaire.
Le Conseil a demandé à toutes les parties
d'accepter une cessation des hostilités, de s'engager sans réserve et de
façon constructive dans le processus politique, sous la direction
du nouveau médiateur en chef conjoint, Djibril Yipènè Bassolé, et
de coopérer pleinement avec le déploiement de la MINUAD en
respectant sa sécurité et sa liberté de mouvement.