ALGER, 16 juillet (Xinhua) -- La chancelière
allemande Angela Merkel a déclaré mercredi soir à Alger que l'industrie
allemande manifeste un grand intérêt pour l'investissement en Algérie, a
rapporté l'agence de presse algérienne APS.
"Ma visite en Algérie, à la tête d'une importante
délégation de chefs d'entreprises, a pour but de manifester notre intérêt
pour l'Algérie", a-t-elle indiqué dans une allocution prononcée à
l'occasion d'un dîner de gala offert par la Chambre algéro- allemande
de commerce et d'industrie.
La chancelière allemande est arrivée mercredi à
Alger pour effectuer une visite officielle de deux jours à l'invitation du
président algérien Abdelaziz Bouteflika.
Selon des sources concordantes, cette visite sera
centrée sur la coopération économique entre les deux pays, notamment sur
l'approvisionnement en gaz de l'Allemagne à partir de l'Algérie.
Les sociétés allemandes sont très présentes et dans
tous les domaines en Algérie, a indiqué mercredi à Alger le ministre
algérien de l'Energie et des Mines Chakib Khelil.
M. Khelil a cité dans ce contexte le domaine de
l'électricité notamment avec la présence de l'entreprise allemande
Siemens, rappelant que cette entreprise vient de terminer la réalisation
d'une centrale électrique de 400 mégawatts à Berrouaghia.
Il a ajouté dans une déclaration à la presse en
marge des entretiens qu'a eus, séparément, Mme Merkel avec le chef du
gouvernement algérien Ahmed Ouyahia, et le ministre algérien des
Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, que
beaucoup de matériel mécanique, des pompes, et des tubes d'acier
pour les pipes sont produits en Allemagne et sont exportés vers
l'Algérie.
"Il y a beaucoup d'achats de produits allemands qui
servent les industries des hydrocarbures ou bien l'électricité", a-t-il
dit.
M. Khelil a également relevé que des entreprises
allemandes travaillent en Algérie dans l'exploration et la production dans
le domaine des hydrocarbures.
"Nous aimerions que Sonatrach (Société nationale
des hydrocarbures de l'Algérie) puisse travailler librement sur
le marché européen, que ce soit en Espagne, en Italie, ou
en Allemagne", a-t-il souligné.