LUSAKA,16 juillet (Xinhua) -- L'économie de la
Zambie ne sera pas déstabilisée au cas où quelques investisseurs
décideraient de retirer leur argent, du fait que le pays possède 2,4
milliards de dollars de réserves en devises étrangères, a indiqué le
gouverneur de la Banque de Zambie (BOZ), Caleb Fundanga, cité mercredi par
le quotidien Mail.
"Il n'est pas nécessaire de s'affoler sur la
stabilité de l'économie à cause de la maladie du président (Levy
Mwanawasa)", a déclaré à Lusaka M. Fundanga, en réponse aux rumeurs selon
lesquelles certains investisseurs envisageaient de retirer leur
argent sur fonds de l'incertitude de la santé du président Levy
Mwanawasa.
Victime d'une crise, M. Mwanawasa est hôspitalisé
depuis le 1er juillet dans un hôpital de Paris. Le semaine dernière,
Kwacha, monnaie zambienne, s'est fortement dépricié en réaction aux
rumeurs selon lesquelles le président Mwanawasa était décédé.
"Nous avons assez de réserves en devises étrangères.
La part des investissements étrangers dans nos réserves représente
seulement un cinquième du montant total", a précisé mercredi le
gouverneur de la banque centrale zambienne.
M. Fundanga a fait savoir que la BOZ détenait un
milliard de réserves en devises étrangères, alors que des banques
commerciales en déclaraient 1,4 milliards de dollars mercredi.
Il a souligné que la banque centrale allait assurer
sa mission de contrôle du niveau d'inflation en dépit de la flambée des
prix de pétrole et des denrées alimentaires.
Le gouverneur a précisé qu'il avait encore espoir de
contenir l'inflation, notamment après que l'Agence de réserve alimentaire
ait juste débuté l'achat de maïs à grande échelle, ce qui
pourrait bientôt stabiliser les prix des produits alimentaires.
L'appréciation du kwacha est un autre facteur qui
contribuera à stabiliser le niveau de l'inflation, a-t-il ajouté.
Mardi, M. Fundanga avait souligné que l'éonomie
de la Zambie ne serait pas affectée par l'incertitude sur la santé
du président Levy Mwanawasa, hospitaliés depuis le 29 juin d'abord en
Egypte puis en France.