PRAGUE, 15 juillet (Xinhua) -- Le président tchèque
Vaclav Klaus s'oppose toujours à la poursuite du processus de
ratification du traité de Lisbonne à l'issue d'une rencontre
mardi avec les ministres de son gouvernement, a indiqué le chef du
bureau de la présidence Jiri Weigl.
Le Premier ministre Mirek Topolanek, le vice-Premier
minsitre chargé des affaires européennes Alexandr Vondra et le ministre
des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg étaient présents à la
rencontre portant sur la politique étrangère du pays et les
préparatifs en perspective de la présidence de l'Union européenne
que la République tchèque assumera prochainement.
M. Weigl a affirmé que la position de M. Klaus à
propos du traité de Lisbonne était "durable et permanente".
"Les points de vue du président et ceux des membres
du gouvernement ayant participé aujourd'hui (à la rencontre) sont
profondément différents sur le traité de Lisbonne " , a précisé
le chef du bureau de la présidence.
Plus tôt cette année, le sénat tchèque a demandé à
la Cour constitutionnelle d'effectuer une évaluation pour savoir si le
traité de Lisbonne est compatible avec la loi tchèque.
De son côté, le chef de la diplomatie tchèque M.
Schwarzenberg a estimé qu'après l'évaluation par la Cour
constitutionnelle, le parlement tchèque doit approuver le traité.
"Je suis d'avis que nous devons le faire", a relevé
M. Schwarzenberg.
Le président de la Cour constitutionale Pavel
Rychetsky a récemment déclaré que son institution pourrait faire connaître
sa décision en septembre.
Le président tchèque M. Klaus, dont le pays assurera
la présidence tournante de l'UE à partir du 1er janvier 2009, est
l'unique dirigeant de l'UE à accueillir favorablement et
explicitement le "non" irlandais lors d'un référendum organisé en
juin sur le traité de Lisbonne, alors que les dirigeants d'autres
pays ont souhaité la poursuite du processus de ratification.
Le traité de Lisbonne remplace le traité de
Constitution de l'UE, rejeté par la France et les Pays-Bas en 2005.
Pour entrer en vigueur, le traité de
Lisbonne a besoin de l'approbation des 27 Etats membres de l'UE.