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Le président tchèque toujours opposé à la poursuite du processus deratification du traité de Lisbonne
  2008-07-16 07:59:18  

     PRAGUE, 15 juillet (Xinhua) -- Le président tchèque Vaclav  Klaus s'oppose toujours à la poursuite du processus de  ratification du traité de Lisbonne à l'issue d'une rencontre mardi avec les ministres de son gouvernement, a indiqué le chef du  bureau de la présidence Jiri Weigl.  

     Le Premier ministre Mirek Topolanek, le vice-Premier minsitre  chargé des affaires européennes Alexandr Vondra et le ministre des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg étaient présents à la  rencontre portant sur la politique étrangère du pays et les  préparatifs en perspective de la présidence de l'Union européenne  que la République tchèque assumera prochainement. 

     M. Weigl a affirmé que la position de M. Klaus à propos du  traité de Lisbonne était "durable et permanente". 

     "Les points de vue du président et ceux des membres du  gouvernement ayant participé aujourd'hui (à la rencontre) sont  profondément différents sur le traité de Lisbonne " , a précisé le chef du bureau de la présidence.  

     Plus tôt cette année, le sénat tchèque a demandé à la Cour  constitutionnelle d'effectuer une évaluation pour savoir si le  traité de Lisbonne est compatible avec la loi tchèque.  

     De son côté, le chef de la diplomatie tchèque M. Schwarzenberg  a estimé qu'après l'évaluation par la Cour constitutionnelle, le  parlement tchèque doit approuver le traité.  

     "Je suis d'avis que nous devons le faire", a relevé M.  Schwarzenberg.  

     Le président de la Cour constitutionale Pavel Rychetsky a  récemment déclaré que son institution pourrait faire connaître sa  décision en septembre. 

     Le président tchèque M. Klaus, dont le pays assurera la  présidence tournante de l'UE à partir du 1er janvier 2009, est  l'unique dirigeant de l'UE à accueillir favorablement et  explicitement le "non" irlandais lors d'un référendum organisé en  juin sur le traité de Lisbonne, alors que les dirigeants d'autres  pays ont souhaité la poursuite du processus de ratification.  

     Le traité de Lisbonne remplace le traité de Constitution de  l'UE, rejeté par la France et les Pays-Bas en 2005.  

     Pour entrer en vigueur, le traité de Lisbonne a besoin de  l'approbation des 27 Etats membres de l'UE.