LIBREVILLE, 15 juillet (Xinhua) -- Le gouvernement
gabonais a conclu lundi à Libreville un accord avec la Société
d'exploitation du Transgabonais (SETRAG) et le Fonds mondial pour la nature
(WWF) pour lutter contre le braconnage et le transport de gibiers par
la voie ferrée qui traverse le pays du nord au sud en pleine forêt
équatoriale, a-t-on appris mardi de source proche du ministère de
l'Economie forestière.
Le document a été paraphé par le ministre gabonais
de l'Economie forestière Emile Doumba, le président directeur
général de la SETRAG Marcel Abéké et de la représentante du WWF Célestine
Mengué.
Les trois parties s'engagent à réaliser un programme
de sensibilisation des cheminots, des clients de la SETRAG et des
villageois habitant le long de la voie ferrée sur les dangers du
braconnage.
Après la phase de sensibilisation, le gouvernement
et la SETRAG sanctionneront les personnes qui continueront à utiliser le
train pour transporter leurs produits de chasse illégale.
Le Transgabonais est un chemain de fer long de 619
km. Il est actuellement le seul chemain de fer du Gabon et le principal
moyen de transport du nord au sud du pays. Il parcourt les zones
forestières très riches en espèces animales. Les braconniers
profitent de ce moyen de transport pour se lancer dans le commerce de
la viande de brousse.
Malgré les lois de juillet 1982 et décembre 2001
réglementant la chasse au Gabon, celle-ci est pratiquée toute l'année dans
le pays.
Le ministère des Eaux et Forêts a prévu
une période d'ouverture de la chasse allant du 15 mars au 15 septembre de
chaque année. Durant cette période, la pratique de la chasse est
autorisée sauf pour les bêtes intégralement protégées
(éléphants, panthères, gorilles, chimpanzés etc.).