NAIROBI, 15 juillet (Xinhua) -- Un diplomate
soudanais a averti mardi que le travail des forces de maintien de la paix
de l'ONU dans la région du Darfour en pâtirait si le président Omar
el- Béchir était inculpé pour crimes de guerre et arrêté par la Cour
pénale internationale (CPI).
"Cette décision paralysera le processus politique et
n'offrira pas d'opportunité de succès à la nouvelle mission spéciale
UA/ONU pour la paix au Darfour", a déclaré Majok Guangdong, ambassadeur
du Soudan au Kenya, aux journalistes à Nairobi.
M. Guangdong a également indiqué que son pays ne
reconnaissait pas la compétence de la CPI et qu'il rassemblerait ses
alliés pour tenter de bloquer les procédures, soulignant que si la CPI
poursuivait cette affaire, cela pourrait compromettre les relations
entre le Soudan et l'ONU.
Lundi, le procureur de la CPI basée à La Haye,
Luis Moreno- Ocampo, a demandé aux juges de cette cour d'émettre un mandat
d' arrêt à l'encontre du président soudanais Béchir pour crimes
de guerre et crimes contre l'humanité.