KHARTOUM, 15 juillet (Xinhua) -- L'Union africaine
(UA) a déclaré mardi qu'elle n'envisage pas d'évacuer ses effectifs de
l' opération de sécurité de maintien de la paix conjointe avec l'ONU
dans la région du Darfour après le mandat d'arrêt émis par le
procureur de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président
soudanais Omar el-Béchir.
« J'ai quitté la réunion avec le président,
convaincu que toutes les mesures ont été prises par Khartoum pour
poursuivre le travail de la mission, » a déclaré le commissaire de l'UA
pour la paix et la sécurité, Ramadan Said al-Amamry.
Il a confirmé que la mission poursuivra son travail,
et d' ajouter : « Nous discutons actuellement du déploiement de nos
troupes car notre projet est de déployer près de 80 % des troupes
totales au cours des prochains mois de cette année. »
M. al-Amamry a nié que le commandement de la mission
a commencé à évacuer ses effectifs.
« Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a publié
plus tôt un communiqué dans lequel il a affirmé qu'il rejetait que soit
pris pour cible tout officiel africain, indiquant qu'une réunion
ministérielle du conseil sera organisée pour déclarer sa position
finale, » a-t-il souligné, faisant référence à la position de
l'UA face à la décision du procureur de la CPI.
L'UA et l'ONU dirigent ensemble la mission
de maintien de la paix au Darfour depuis le début de l'année 2008. Mais
la mission rencontre d'importantes difficultés, notamment le
manque considérable d'hommes et d'équipements. Jusqu'à aujourd'hui,
seul près de 9 000 soldats sur 26 000 sont déployés.