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Corée du sud : l'opposition appelle Lee Myung-bak à revoir sa politique étrangère
  2008-07-15 17:08:13  

      SEOUL, 15 juillet (Xinhua) -- L'opposition sud-coréenne a  demandé mardi au président Lee Myung-bak de réexaminer sa  politique diplomatique, qui a déjà subi une série de difficultés à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.  

     "Le pragmatisme est devenu un autre mot pour l'opportunisme  pour le gouvernement de Lee Myung-bak. Les derniers incidents  montrent que le moment est venu pour que le président revoit son  pragmatisme et sa diplomatie pragmatique, qui menacent les  principes du pays et ses statuts internationaux", a déclaré Won  Hye-young, chef du Parti démocratique, principale formation de  l'opposition. 

     M. Lee, arrivé au pouvoir fin février, a modifié la diplomatie  du pays, ce qui se traduit par un durcissement envers la  République populaire démocratique de Corée (RPDC) et un  pragmatisme avec d'autres pays, a indiqué Won Hye-young, dans un  discours devant le Parlement. 

     A la mi-avril, M. Lee s'est empressé de boucler un pacte  commercial controversé avec Washington sur la reprise des  importations des produits bovins américain malgré les  préoccupations de la population sur la maladie de la vache folle. 

     La décision a provoqué une vague de protestations pendant deux  mois dans l'ensemble du pays, contraignant le président Lee à  s'excuser auprès du peuple à deux reprises et à remplacer la  quasi-totalité de ses conseillers du bureau présidentiel et trois  ministres.  

     L'autre sujet lui ayant valu des critiques porte sur les propos tenus par le président Lee à son homologue japonais, selon  lesquels Séoul n'exigerait plus d'excuses de la part de Tokyo pour les questions liées à ses brutalités durant son règne colonial, de 1910 à 1945, en Corée. 

     Pourtant, les efforts de réconciliation de M. Lee ont essuyé un revers. Jeudi, M. Lee a exprimé sa déception profonde à l'égard de la décision japonaise de définir les îlots de Dokdo comme faisant  partie du territoire japonais dans les manuels des écoles  secondaires à publier à partir de 2012. 

     "La gestion d'un pays est différente de la gestion d'une  compagnie(...) Je demande au président de prendre davantage en  considération les principes moraux et les intérêts nationaux, et  d'adopter une meilleure politique diplomatique", a noté M. Won. 

     Il a appelé le président à durcir le ton envers le Japon, et à  intensifier les efforts pour remédier aux relations  intercoréennes.  

     "La revendication provocatrice du Japon est une conduite  immorale qui menace la paix en Asie du nord-est (...) Le  gouvernement doit agir de manière sérieuse pour récupérer nos  droits", a-t-il martelé.  

     M. Lee est montré du doigt par Pyongyang pour sa ligne dure  envers la RPDC. Le dialogue politique entre les deux Corées a été  suspendu depuis la pris de fonctions de M. Lee le 25 février.  

     La RPDC a rejeté la semaine dernière une proposition du  président Lee d'organiser un sommet entre les deux parties de la  péninsule coréenne. 

     "Le dossier du meurtre de la touriste dans le nord (RPDC) doit  être traité sérieusement, mais le gouvernement doit se rendre  compte que la restauration du dialogue intercoréen est critique  pour l'enquête appropriée, de même que la paix sur la péninsule  coréenne", a souligné M. Won.