Afrique en marche (1/2)
BEIJING, 15 juillet (Xinhua) -- Voici notre rubrique
"Afrique en marche" :
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La Namibie et le Libéria signent des accords pour
l'exploitation minière et le commerce
JOHANNESBURG -- La Namibie et le Libéria ont signé
des accords lundi sur la coopération bilatérale en matière d'exploitation
minière, de commerce et de production alimentaire au cours d'une
visite d'Etat de la présidente libériane Ellen Johnson-Sirleaf en
Namibie. "Nous souhaitons promouvoir le commerce bilatéral et
apprendre des expériences des Namibiens concernant la taille et
le polissage de diamants et sauvegarder nos ressources de fruits de
mer," a déclaré Mme Johnson-Sirleaf. Le président namibien
Hifikepunye Pohamba a pour sa part indiqué que son pays voulait
créer un marché des produits de la viande au Libéria. "Nous
voudrions explorer de nouvaux marchés pour le boeuf, le mouton et
des produits de la viande. Le Libéria pourrait être un marché
viable," a-t-il ajouté.
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Le chef de l'UA et le président sud-africain
s'entretiendront du Zimbabwe
JOHANNESBURG -- Le chef de la commission de l'Union
africaine (UA) Jean Ping rencontrera vendredi le président sud-africain
Thabo Mbeki pour discuter de la crise politique au Zimbabwe, a
annoncé lundi le porte-parole présidentiel Mukoni Ratshitanga.
"Le président Mbeki a invité M. Ping à lui introduire brièvement les
développements des négociations favorisées par la SADC (Communauté de
développement de l'Afrique australe) au Zimbabwe", a indiqué
M. Ratshitanga. Il a refusé de révéler des détails du prochain
entretien dans la capitale administrative sud-africaine de Pretoria.
M. Mbeki est le médiateur nommé par la SADC pour le problème du Zimbabwe,
où une présidentielle finale a été organisée le mois dernier. Une source de
l'UA avait plus tôt annoncé que M. Ping se rendrait à Pretoria lundi pour
rencontrer M. Mbeki à l'issue des discussions entre les partis rivaux
zimbabwéens la semaine dernière en Afrique du Sud.
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Côte d'Ivoire : Gbagbo confirme la tenue de la
présidentielle le 30novembre
ABIDJAN -- Le président ivoirien Laurent Gbagbo a
confirmé lundi, lors d'un rassemblement dans le centre-nord du pays, que
l'élection présidentielle du pays aurait "réellement" lieu le 30
novembre et a appelé les Ivoiriens à s'y préparer. "Je suis venu
vous apporter la bonne nouvelle que la guerre est terminée, elle est
définitivement derrière nous", a annoncé le président Gbagbo à Séguéla,
dans la zone sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).
Sans cesse d'être reportée depuis octobre 2005, l'élection présidentielle
est censée être la seule sortie de crise en Côte d'Ivoire, coupée en deux
suite à un coup d'Etat raté en septembre 2002 des FN. Malgré des doutes
sur le respect de ce délai en raison de manque de moyens financiers, le
Comité d'évaluation et d'accompagnement (CEA), chargé de surveiller le
processus de paix ivoirien, a maintenu cette date, tout en appelant
à des financements complémentaires.
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Le procès de Charles Taylor pourrait être conclu
dans un an
NEW YORK (Nations Unies) -- Le procès de l'ancien
président du Liberia, Charles Taylor, jugé pour son rôle dans la guerre
civile en Sierra Leone, pourrait être conclu dans un an, a affirmé lundi
le procureur du Tribunal spécial pour la Sierra Leone, Stephen Rapp,
lors d'une conférence de presse à l'ONU. Le procès montrera qu'une
procédure visant un ancien chef d'Etat peut être menée de manière "normale
et juste", a dit M. Rapp. Selon lui, le Tribunal spécial pour la Sierra
Leone est unique en son genre et a été le premier à établir des actes
d'accusation pour esclavage sexuel et pour terrorisme dans le cadre d'une
guerre civile qui a duré de 1991 à 2002. Il a aussi défini un nouveau
crime contre l'humanité, celui du mariage forcé. M. Rapp a rappelé que le
Tribunal spécial pour la Sierra Leone avait été le premier à engager des
poursuites et à condamner à de lourdes peines des responsables reconnus
coupables d'avoir enrôlé des mineurs de moins de 15 ans. Il s'agit de
l'un des chefs d'accusation visant Charles Taylor.
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L'armée nigériane renforce la sécurité au delta du
Niger
LAGOS -- Conformément à l'appel du président
nigérian Umaru Musa Yar'Adua, l'armée gouvernementale du Nigeria a
renforcé la sécurité dans la région pétrolifère du delta du Niger, afin
d'empêcher le vol de brut. Chris Musa, commandant de la force
conjointe dans l'Etat de Bayelsa dans le delta du Niger, a
indiqué que cette opération suivait l'arrestation d'un bateau rempli de
150.000 tonnes de brut soupçonnées d'avoir été volées. Il a fait
part que l'opération ne visait pas seulement à empêcher le vol du
pétrole, mais aussi à chasser les milices dans la région. Le mois
dernier, le delta du Niger est devenu le théâtre d'une série
d'attentats contre les infrastructures de pétrole lancés par des
groupes armés. M. Yar'Adua a ordonné à l'armée de renforcer la
sécurité dans la région productrice de pétrole après que le champ
pétrolier et le terminal de Bonga, un des sites les plus importants
d'exportation du brut, eurent été attaqués. (à suivre)
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Afrique en marche (2/2)
Côte d'Ivoire : l'ONU salue le début du processus
électoral
NEW YORK (Nations Unies) -- Le secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-moon, a salué le début du processus électoral en Côte
d'Ivoire dans un rapport rendu public lundi et notamment le choix du 30
novembre prochain pour le premier tour de l'élection présidentielle.
"Je me réjouis de la confirmation du 30 novembre 2008 comme date du
premier tour de l'élection présidentielle et je rends hommage aux
dirigeants politiques ivoiriens pour leur ferme détermination à mettre en
?uvre l'Accord de Ouagadougou", affirme M. Ban dans un rapport au Conseil
de sécurité sur l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci). "A
cet égard, l'adoption par le gouvernement ivoirien de tous les décrets
portant sur le processus électoral qui, notamment, mettent en conformité
le code électoral avec l'Accord de Ouagadougou, est particulièrement
encourageant", a-t-il affrimé. M. Ban a exhorté les parties
ivoiriennes à "faire leur possible pour que le processus ne déraille
pas".
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Le ministre ivoirien de la Défense cherche les
expériences angolaises dans la restructuration de l'armée
LUANDA -- Le ministre ivoirien de la Défense
Nguessam Amani Michel, en visite en Angola, a déclaré lundi qu'il est venu
dans l'espoir de renforcer la coopation militaire entre son pays et
l'Angola. Il a indiqué que les expériences de l'Angola sur les
problèmes liés à la guerre sont utiles pour la restructuration
des forces armées de la Côte d'Ivoire. "Notre visite en Angola est
pour l'amitié, la fraternité et le travail, mais aussi pour
collecter certaines expériences pour sortir de la crise et apprendre
comment l'Angola a géré la situation de crise et restructuré ses forces
armées", a indiqué le ministre ivoirien. Au cours de son séjour de quatre
jours, qui prendra fin jeudi, M. Michel devra rencontrer son homologue
angolais Kundi Paihama, le président de l'Assemblée nationale Roberto de
Almeida et le Premier ministre Fernando da Piedade Dias dos Santos. Il
visitera aussi des unités angolaises.
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Le Soudan critique l'appel de la CPI à l'arrestation
du président Béchir
KHARTOUM -- Le Soudan a critiqué lundi l'appel du
procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à arrêter le président
soudanais Omar el-Béchir, le qualifiant de tentative de saper le
processus de paix dans le pays et d'entraver son développement. Ali
el-Sadeq, porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, a
indiqué que la tentative de la CPI d'inculper le président el-Béchir de
crime contre l'humanité visait entre autres à saper le processus de paix au
Soudan et à entraver son développement ainsi que sa campagne de
transformation démocratique. Cette mesure de la CPI, qui ne tient aucun
compte des efforts entrepris par le gouvernement soudanais, les
puissances régionales et la communauté internationale pour résoudre
les questions du Darfour, pourrait menacer le processus de paix déjà
fragile dans cette région soudanaise, a averti le porte-parole. Lundi
dernier, le procureur principal de la CPI basée à La Haye, Luis
Moreno-Ocampo, a officiellement demandé aux juges de cette cour d'émettre
un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes
de guerre et crime contre l'humanité présumés au Darfour, dans l'ouest du
Soudan.
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Le COMESA appelle ses membres à soutenir la mise en
place de l'Union douanière
LUSAKA -- Le secrétaire général du Marché commun de
l'Afrique orientale et australe (COMESA), Sindiso Ngwenya, a appelé lundi
les Etats membres du bloc à participer activement à la mise en place
de l'Union douanière de la région. Il a déclaré à Lusaka que la mise en
place de l'Union douanière est un programme unique qui nécessite la
participation entière de tous les Etats membres du COMESA afin de
favoriser l'intégration économique de la région. A l'ouverture de la 5ème
réunion sur l'alignement des produits sensibles et des tarifs douaniers,
le nouveau chef du COMESA a indiqué que la mise en place de l'Union
douanière est vitale à la région, car elle permettra de guider les
relations commerciales de la région avec le reste du monde. Il a demandé
aux pays membres du COMESA de prendre la position irréversible et sans
équivoque de travailler sur toutes les préparations techniques pour le
lancement de l'Union douanière en décembre prochain, soulignant que
sa mise en place réduira le coût des affaires dans la région. Par
ailleurs, le secrétaire général du COMESA a annoncé la création du fonds
du COMESA pour aider l'ajustement des pertes de revenus ainsi que des
coûts sociaux et économiques.
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Une ville du centre de la Somalie déclarée zone
démilitarisée
MOGADISCIO -- Les chefs coutumiers de la province
somalienne de Hiran (centre) ont signé des accords avec l'armée éthiopienne
et les combattants islamistes stipulant qu'aucune de ces deux
parties ne pouvait entrer dans Beledweyn, capitale de la province, a
annoncé lundi le conseil des chefs coutumiers de cette localité.
Beledweyn frontalier avec l'Ethiopie est passé le mois dernier sous
le contrôle des combattants islamistes, après le retrait forcé des troupes
éthiopiennes. L'armée éthiopienne est depuis revenue dans les hauteurs, en
périphérie de la ville."Nous avons convenu avec les deux parties que dans
l'intérêt de la paix sociale, leurs soldats ne devraient pas entrer dans
la ville", a dit le président du Conseil des chefs coutumiers de Hiran,
Daar Xirsi Hoshow, à l'agence Xinhua par téléphone depuis Beledweyn,
situé à 300 km au nord de la capitale somalienne Mogadiscio. "Les
Tribunaux islamiques ont accepté de retirer leurs forces de la ville
et les troupes éthiopiennes ont accepté de ne pas y entrer après que de
nombreux habitants aient quitté la ville par peur des combats", a ajouté M.
Hoshow.