PARIS, 14 juillet (Xinhua)
-- Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé lundi à Paris à
Khartoum d'assurer la sécurité des soldats de maintien de la paix et des
travailleurs humanitaires au Darfour, après l'inculpation du président
soudanais Omar el-Béchir par un procureur de la Cour pénale
internationale de La Haye.
La CPI est une institution indépendante qui doit
être respectée. Ce qui est important, c'est que le gouvernement soudanais
fait tout son possible pour assurer la sécurité des soldats de
maintien de la paix et des travailleurs humanuitaires, a déclaré le
secrétaire général de l'ONU, lors d'une conférence de presse
conjointe avec le ministre français des Affaires étrangères Bernard
Kouchner, à l'issue de leur rencontre à Paris.
Il a indiqué que la position de l'ONU sur le Soudan
n'a pas changé, et a invité le président Béchir à agir "avec sagesse" et
à coopérer complètement avec l'ONU.
M. Kouchner a affirmé qu'il ne serait pas possible
de "s'élever contre" les décisions de la CPI, dont la France est
partisan.
Il faut respecter la justice, a-t-il dit, et
d'ajouter que cette décision de la CPI était adressée au président Béchir,
et non pas "contre lui". Il a également noté la nécessité de parler
avec le président Béchir, et de "ne pas provoquer quoi que ce soit ".
Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a
demandé lundi aux juges de la CPI d'émettre un mandat d'arrêt contre Omar
el- Béchir pour "génocide" au Darfour, dans l'ouest du Soudan.