NEW YORK (Nations Unies), 14 juillet (Xinhua) -- Le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué le début du processus
électoral en Côte d'Ivoire dans un rapport rendu public lundi et
notamment le choix du 30 novembre prochain pour le premier tour
de l'élection présidentielle.
"Je me réjouis de la confirmation du 30 novembre
2008 comme date du premier tour de l'élection présidentielle et je rends
hommage aux dirigeants politiques ivoiriens pour leur ferme
détermination à mettre en Suvre l'Accord de Ouagadougou", affirme
Ban Ki-moon dans un rapport au Conseil de sécurité sur
l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).
"A cet égard, l'adoption par le gouvernement
ivoirien de tous les décrets portant sur le processus électoral qui,
notamment, mettent en conformité le code électoral avec l'Accord de
Ouagadougou, est particulièrement encourageant", a-t-il affrimé.
"Le processus électoral a vraiment débuté" en Côte
d'Ivoire, a estimé M. Ban, qui a exhorté les parties à "faire leur
possible pour que le processus ne déraille pas".
Le rapport du secrétaire général de l'ONU rappelle
toutefois que la Côte d'Ivoire est toujours face à de sérieux défis malgré
ces faits encourageants.
Soucieux de voir toutes les prochaines étapes du
processus électoral se dérouler "d'une manière transparente et crédible",
le secrétaire général de l'ONU se dit préoccupé "par les difficultés
de financement en ce qui concerne le processus de cantonnement ainsi
que par le très faible nombre d'armes utilisables rendues à ce jour par
les combattants cantonnés".
L'absence de progrès sur le plan du désarmement et
le démantèlement des milices constituent également des motifs de
vive préoccupation.
"Le fait qu'il existe toujours des milices, même si
elles ne sont pas opérationnelles, et le manque de crédibilité du
cantonnement d'ex-combattants avec des armes stockées dans le cadre
d'arrangements sûrs et vérifiables pourraient poser de graves risques pour
le processus électoral", a-t-il indiqué.
Dans son rapport, Ban Ki-moon a recommandé que
le mandat de l'ONUCI soit prorogé pour une période de six mois
allant jusqu'au 31 janvier 2009 et que les effectifs actuels de l'ONUCI
soient maintenus au-delà des élections présidentielle et
législatives.