KHARTOUM, 14 juillet (Xinhua) -- Le vice-président
soudanais Ali Othman Mohammed Taha a rejeté lundi les allégations du
procureur de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président
Omar el-Béchir, les qualifiant de "nulles et fausses".
S'exprimant lors d'une conférence de presse lundi en
réponse à la demande du procureur de la CPI d'émettre un mandat d'arrêt
contre le président Béchir pour crimes de guerre présumés au
Darfour, M. Taha a souligné que cette cour n'avait pas compétence
dans son pays et que le Soudan ne la reconnaîtrait jamais.
Cette mesure de la CPI est une mesure politique
contre le Soudan et non une mesure légale, a-t-il jugé.
Les conflits entre différents groupes tribaux au
Darfour sont à l'origine de différends sur les terres et l'eau qui ont
éclaté avant l'arrivée au pouvoir du président Béchir, et il ne s'agit
donc pas de conflits ethniques, a-t-il souligné.
L'allégation de la CPI selon laquelle le président
Béchir aurait "organisé une campagne génocidaire" pour éliminer les
groupes ethniques au Darfour vise donc délibérément à "fomenter
la sédition" entre les descendants des ethnies arabe et africaine
dans la région.
Le procureur principal de la CPI basée à La
Haye, Luis Moreno- Ocampo, a officiellement demandé aux juges de cette
cour d'émettre un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar
el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité présumés
au Darfour, dans l'ouest du Soudan.