(Photo: Xinhua)
BEIJING, 12 juillet (Xinhua) --
Les délégués en chef des pourparlers à six ont mis fin samedi après-midi
aux négociations sur le problème nucléaire de la péninsule coréenne. Ils ont
décidé d'établir un mécanisme de vérification de la dénucléarisation de la
péninsule.
Wu Dawei, à la tête de la délégation chinoise, a
annoncé le projet spécifique de vérification dans un communiqué de presse
à l'issue de la réunion des délégués en chef.
Le mécanisme de vérification est composé d'experts
venant des six pays concernés, à savoir la Chine, les Etats-Unis, la
République démocratique de Corée, la République de Corée, la Russie
et le Japon. Les mesures concrètes comprennent des visites aux
installations, la révision des documents, des interviews avec le personnel
technique, a précisé Wu.
Les conseils et l'assistance de l'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA), organisme de surveillance
nucléaire de l'Onu, sont les bienvenus, a-t-il dit.
Les six parties ont aussi convenu d'établir un
mécanisme de contrôle, composé des six négociateurs en chef, pour assurer
le respect des engagements pris par toutes les parties sur la
non-prolifération et l'aide économique et énergétique envers la
République populaire démocratique de Corée (RPDC), a ajouté le
délégué en chef chinois.
Les parties ont publié un calendrier de l'aide
économique et énergétique ainsi que de la désactivation des installations
nucléaires de Yongbyon, soulignant que les deux procédures
doivent s'effectuer "en parallèle".
Selon ce calendrier, la RPDC achèvera le
démantèlement de la centrale nucléaire de Yongbyon avant fin octobre
2008.
Les Etats-Unis et la Russie vont fournir le reste de
l'aide en fioul lourd (HFO, en anglais) à la RPDC pendant la même
période.
La Chine et la République de Corée doivent signer
des accords obligatoires avec la RPDC pour d'autres aides avant fin août
2008.
Les parties ont échangé leurs opinions sur les
actions de la troisième phase de la mise en application de la Déclaration
conjointe du 19 septembre 2005, et ont réaffirmé que la réunion
ministérielle des pourparlers à six serait organisée à Beijing en
temps voulu, a indiqué Wu.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang
Jiechi a rencontré les six délégués en chef samedi midi à Beijing.
(Photo: Xinhua)
Yang a fait l'éloge de la réunion des six
négociateurs en chef, organisée du 10 au 12 juillet après neuf mois de
suspension. Il l'a qualifié de "hautement efficace".
Les pourparlers à six se trouvent à un tournant
décisif pour la prochaine phase et ont de grandes chances d'obtenir de
nouveaux progrès, a dit le ministre chinois.
"Je souhaite que les six parties puissent saisir les
opportunités pour poursuivre la mise en place de l'action de la
deuxième phase de manière compréhensive et équilibrée", a-t-il
précisé.
Il a ajouté que la Chine continuerait à contribuer à
la dénucléarisation de la péninsule coréenne, à la normalisation des
relations entre les pays concernés, ainsi qu'à la paix et la
stabilité dans le nord de l'Asie.
Les délégués en chef ont exprimé leur appréciation
du rôle important de la Chine dans les pourparlers, s'engageant à
renforcer la coopération pour promouvoir ce processus.
Christopher Hill, chef de la délégation américaine,
a indiqué samedi avant de quitter Beijing que le communiqué de presse a
correctement reflété la portée des discussions des six
délégations.
Selon lui, les six délégations doivent encore se
rendre dans leurs propres capitales pour y demander conseil et élaborer un
protocole de vérification.
Il a souligné que les six délégations devaient
emporter avec eux les documents échangés lors des réunions afin d'en
discuter davantage et achever le protocole de vérification le plus tôt
possible.
"Nous espérons tout d'abord qu'un protocole soit
élaboré dans 45 jours, et deuxièmement, que la vérification commence dans
45 jours. C'est ce que nous avons prévu et il n'y a rien qui puisse
entraver cet objectif," a dit Hill.
Il a ajouté que les six parties se réuniraient plus
tard ce mois-ci à Singapour lors d'un forum régional, où elles pourraient
avoir des discussions informelles.
(Photo: Xinhua)
Le nouveau cycle de discussions s'est tenu après la
remise par la RPDC de la liste très attendue de ses activités nucléaires
en juin dernier et l'explosion d'une tour de refroidissement de la
centrale nucléaire de Yongbyon.
Les négociations ont duré trois jours dans la
capitale chinoise.