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La Chine défend son veto sur l'affaire du Zimbabwe, déclarant que le dialogue politique est "la meilleure solution"
  2008-07-12 16:49:57  

     BEIJING, 12 juillet (Xinhua) -- La Chine a déclaré samedi que le dialogue politique et les négociations étaient "la meilleure  solution" pour résoudre la crise zimbabwéenne, tout en défendant  son veto contre la sanction proposée contre le gouvernement  zimbabwéen. 

     Les parties concernées doivent trouvrer un compromis et  coopérer par le biais du dialogue et des négociations, a déclaré  le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Liu  Jianchao. "C'est la meilleure façon de résoudre le problème",  a-t-il ajouté. 

     La Chine et la Russie ont mis leur veto au conseil de sécurité  de l'ONU samedi (heure de Beijing) contre l'imposition de  sanctions contre le Zimbabwe suite aux élections présidentielles  de juin dernier. 

     L'Afrique du Sud, la Libye et le Vietnam ont également mis leur veto contre le projet, alors que l'Indonésie s'est abstenue. 

     L'Union africaine (UA) et la Communauté de développement de  l'Afrique australe (ou SADC) jouent un rôle de médiateur dans la  crise politique zimbabwéenne. La communauté internationale doit  offrir une aide constructive et éviter toute action qui pourrait  assombrir le dialogue politique, a fait remarquer M. Liu. 

     "Il s'agit de la demande de l'ensemble des pays de l'UA, que le conseil de sécurité de l'ONU doit respecter et prendre en  considération", a-t-il déclaré. 

     Compte tenu du scénario actuel, une imposition de sanctions  pourrait non seulement mettre en danger le processus de  négociations entre le gouvernement zimbabwéen et son opposition,  mais également rendre plus compliquée la situation dans le pays, a dit M. Liu. 

     Plusieurs membres du conseil de sécurité de l'ONU, dont la  Chine, ont exprimé ces inquiétudes en appelant à promouvoir les  consultations afin de laisser suffisamment de temps aux efforts de médiation de l'UA. 

     "Nous regrettons que ces demandes raisonnables ne soient ni  appréciées ni prises en compte par le pays qui a présenté le  projet. La Chine a donc mis son veto", a dit M. Liu. 

     Il a également appelé les différentes parties du Zimbabwe à  mettre la priorité sur la sécurité nationale et les intérêts du  peuple, à coopérer avec les efforts de médiation de l'UA et de la  SADC, afin de trouver une solution en accord avec l'opinion  publique et la réalité politique. 

     Le projet de résolution appelait à une interdiction de  déplacement et au gel des avoirs du président zimbabwéen Robert  Mugabe et de ses hauts fonctionnaires, ainsi qu'à un embargo sur  les livraisons d'armes.